Relancé par un retour massif d’utilisateurs, MapQuest intègre enfin les trajets en transports publics sur mobile. Un retard énorme, mais stratégique.
En bref
- MapQuest lance enfin les trajets en transport
- La fonction couvre près de 2000 villes
- Un retour d’utilisateurs a accéléré le chantier
Trente ans d’existence, et seulement maintenant le transport public. C’est tard. Mais pour MapQuest, ce n’est pas juste une case cochée en retard, c’est une mise à niveau devenue indispensable si le service veut redevenir une vraie application de navigation au quotidien.
Un manque devenu difficile à défendre
La nouveauté est disponible dès maintenant dans l’app iOS et Android de MapQuest. La version web suivra bientôt. Dit autrement, le service comble enfin une absence qui le plaçait très loin derrière Google Maps et Apple Maps, alors que ce type d’usage s’est imposé depuis plus d’une décennie dans les grandes villes.
Ce retard surprend d’autant plus que le reste du marché traite le transit comme une base, pas comme un bonus. Pour un acteur historique, l’écart finissait par devenir visible, presque gênant.
Une couverture déjà large, avec du temps réel
Le lancement n’a quand même rien d’anecdotique. MapQuest annonce une prise en charge de près de 2 000 villes dans 70 pays, avec planification porte à porte. Les trajets combinent la marche, le tram, le train et le bus, avec plusieurs options d’itinéraires selon le parcours.
Dans plus de 350 villes, l’app ajoute aussi les heures de départ en temps réel et les retards. On trouve en plus les accès et entrées de station, un détail très concret, mais souvent décisif quand on veut rendre un trajet vraiment exploitable sur mobile.
Le lac Ontario a servi de déclencheur
Le contraste est là. Ce n’est pas une vision produit de long terme qui a remis MapQuest au centre de la conversation, mais son refus de rebaptiser le lac Ontario en Lake America, malgré un décret signé par le président Donald Trump.
Cette décision a provoqué un retour visible vers l’application, au point de la faire remonter rapidement dans les classements de l’App Store et de Google Play. MapQuest explique que des millions de personnes ont redécouvert la marque presque du jour au lendemain. Parmi elles, pas mal d’utilisateurs urbains voulaient en faire leur app principale, mais il manquait justement le transit.
MapQuest accélère pour ne pas perdre l’élan
Du coup, les équipes ont accéléré sur plusieurs chantiers. MapQuest prépare déjà l’extension de sa couverture, une navigation en direct jusqu’à destination, et le support d’Android Auto.
Le plus important reste quand même ailleurs. En ajoutant enfin les transports publics, MapQuest transforme un pic d’attention en évolution produit tangible. C’est basique, oui. Mais dans un marché où l’usage décide de tout, corriger ce genre de manque au bon moment peut compter presque autant qu’une vraie nouveauté.