En rejoignant l’EUTA, Malt place le freelancing et l’IA RH dans le débat européen sur le marché unique, le travail transfrontalier et la compétitivité.
En bref
- Malt rejoint l’EUTA
- Le freelancing entre dans le débat réglementaire européen
- L’IA RH et le marché unique sont visés
Le sujet, ici, dépasse largement une adhésion de plus. Avec l’arrivée de Malt chez EUTA, le travail indépendant prend une place plus visible dans les discussions de l’Union européenne sur l’IA, l’emploi et le marché unique des services.
Une adhésion qui pèse plus loin qu’un simple logo
Pour l’European Tech Alliance, l’intérêt est assez clair. L’alliance récupère un acteur qui parle du futur du travail avec du concret, pas seulement avec des positions de principe. Sa secrétaire générale, Victoria de Posson, met d’ailleurs en avant une entreprise née à Paris, développée à l’échelle européenne, et désormais au contact direct de plus d’un million de travailleurs indépendants.
Et ce point compte. Quand Bruxelles prépare des règles sur le travail de plateforme ou sur l’usage de l’IA au travail, avoir dans la pièce une société qui gère la mise en relation, la contractualisation et le paiement des freelances, ce n’est pas anecdotique.
Malt arrive avec une vraie masse critique européenne
Fondée en France en 2013, Malt s’est imposée sur un terrain très européen. La plateforme relie plus d’un million d’experts indépendants à plus de 100000 entreprises. On parle à la fois de scale-up et de grands groupes, répartis entre le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, les pays nordiques et le Moyen-Orient.
Son produit a aussi un angle très actuel. L’entreprise explique s’appuyer sur l’IA pour aider les sociétés à trouver, engager puis payer des professionnels indépendants. Bref, on est au croisement du SaaS RH, de la place de marché B2B et de l’automatisation.
Travail transfrontalier, IA et règles du jeu européennes
Le message de Vincent Huguet, cofondateur et CEO de Malt, est limpide. Selon lui, les indépendants sont un gisement majeur de talent et d’innovation en Europe, mais travailler d’un pays à l’autre reste trop compliqué. Il cite un cas très parlant, celui d’un freelance à Lyon qui devrait pouvoir collaborer avec une entreprise à Berlin ou à Madrid aussi simplement qu’avec un client voisin.
Sa ligne est politique autant qu’opérationnelle, avec trois demandes. Un vrai marché unique des services, des règles claires et proportionnées, et une IA centrée sur l’humain pour faire émerger les bonnes opportunités.
Ce que cherche l’EUTA derrière ce ralliement
L’EUTA ne se présente pas comme un simple club. L’organisation réunit 41 entreprises issues de 16 pays européens, avec plus d’un milliard d’utilisateurs servis au total. Elle pousse une stratégie tech européenne plus ambitieuse, moins freinée par les obstacles à la croissance et mieux armée pour appliquer les règles de façon cohérente dans un marché mondialisé.
Avec Malt, l’alliance ajoute une brique crédible sur le front du travail flexible. Et dans le contexte actuel, ce n’est quand même pas un détail.