Les lancements d’apps bondissent en 2026, tirés en partie par l’IA. Et au milieu du bruit, quelques logiciels bien pensés sortent franchement du lot.
En bref
- Les lancements d’apps explosent en 2026
- L’IA aide à produire plus vite
- Quelques apps sortent vraiment du lot
+60%. C’est la hausse annuelle des nouvelles apps publiées au premier trimestre 2026 sur l’App Store d’Apple et Google Play. Sur iOS seul, la progression grimpe à 80%. Pour l’écosystème mobile, le signal est net, les apps n’ont pas disparu dans l’ombre des agents IA.
Une vague de sorties qui change le paysage mobile
Une partie de cette accélération vient clairement du codage assisté par IA, qui permet de publier plus vite et ouvre la porte à des profils moins techniques. Le revers, vous le voyez vite dans les stores, c’est le risque d’encombrement par des apps bricolées. Mais tout n’est pas jetable. Celles qui règlent un vrai problème, ou qui proposent une expérience un peu neuve, remontent encore.
Et plusieurs de ces apps utilisent d’ailleurs l’IA sans en faire leur argument marketing principal. C’est presque plus intéressant comme ça.
Des usages concrets, loin du gadget
Albo, développé à Londres par The Feel Good Project, fait partie des plus utiles. L’app récupère des liens partagés depuis TikTok, Instagram, YouTube, Reddit, Threads, LinkedIn, X, Facebook, Chrome ou Safari, puis classe automatiquement ces idées. Voyage, recettes, films, lectures, entraînements, tout reste stocké, même si la publication d’origine disparaît. Seul bémol, l’insistance un peu lourde sur l’essai payant au démarrage. Disponible sur iOS et Google Play.
Même logique de service bien cadré avec Sofa Time, qui prend le relais laissé par TV Time pour suivre films et séries, gérer une watchlist et recevoir des rappels de sorties. La brique sociale reste plus légère, mais les réactions par GIF ou image et la traduction intégrée peuvent aider. Sur iOS et Google Play aussi.
Plus minimal encore, Moods Faster de Nick Leith enregistre une humeur dans Apple Health en deux tapotements. L’app ajoute, si on veut, le contexte émotionnel, avec quelques thèmes de couleur payants. Abonnement à environ 2 euros par mois (1,95$), uniquement sur iOS. Et Activate Fitness, d’abord pensé pour les enfants, s’ouvre désormais à toute la famille en liant activité physique et temps d’écran. Une idée plus équilibrée, franchement. iOS seulement.
Le retour des communautés choisies
Coop joue la carte du commerce local. L’app met en relation voisins, producteurs et artisans, avec paiement via Stripe, suivi de vendeurs favoris, distance affichée et retrait sur place. Œufs, produits maison, troc aussi. Sur iOS et Google Play.
Dans un autre registre, PI.
FYI, né autour d’une newsletter très suivie, cherche à recréer un internet d’affinités plutôt qu’un flux piloté par algorithme. On y partage ses goûts, ses listes, ses recommandations locales, ses lectures ou des jeux entre amis, dans une esthétique rétro assez volontaire. Même disponibilité pour Lettre, qui remet le correspondant épistolaire au goût du jour, sauf qu’ici c’est seulement sur iOS. Quant à ThingsBook, lancé par la filiale américaine de Naver, l’app mise sur l’écriture, les listes structurées et la mémoire personnelle, pas sur les tendances fugitives. Disponible sur iOS et Google Play.
Quand l’app devient presque un objet sensible
La plus singulière, c’est peut-être Pressed Petals, imaginée par la designer Cynthia Chen. Vous photographiez une fleur croisée en balade, l’app la transforme en spécimen façon carnet botanique ancien, enregistre le lieu, la date, l’heure, et identifie aussi bien le nom courant que le nom scientifique. Deux fleurs sont offertes, puis l’accès complet coûte environ 5 euros (4,99$). iOS seulement. Une petite app, oui. Mais exactement le genre de logiciel qui rappelle pourquoi le mobile reste un terrain de jeu très vivant.