Depuis le 20 mai, Amazon ne prend plus en charge les Kindle sortis avant 2013. Ils restent lisibles, rechargeables en livres et même recyclables en écrans utiles.
En bref
- Les vieux Kindle lisent encore.
- Le transfert USB reste la clé.
- La reconversion en écran vaut le détour.
Un Kindle de 2012 n’est pas bon pour la benne juste parce que le store s’arrête. C’est même tout l’enjeu de cette décision de Amazon, qui remet un vieux sujet sur la table, celui du déchet électronique, alors que pas mal d’appareils fonctionnent encore très bien après dix, quatorze ou dix-huit ans.
Des Kindle coupés du store, pas de la lecture
Depuis le 20 mai, Amazon a mis fin au support des Kindle lancés avant 2013. Sont concernés le premier Kindle, le Kindle 2, le Kindle DX, le Kindle Keyboard, les Kindle 4 et 5, le Kindle Touch et la première version du Kindle Paperwhite.
Concrètement, ces modèles ne peuvent plus acheter, emprunter ni télécharger de nouveaux livres directement. Mais ils ne sont pas briqués. Vous pouvez toujours lire les ouvrages déjà présents, à condition de rester connecté au compte. Mieux vaut éviter toute réinitialisation ou désinscription, sinon l’accès saute.
Au passage, Amazon a indiqué à Engadget que la mesure ne touche qu’environ 3 % de ses utilisateurs actifs. La firme explique ce choix par l’évolution technologique. Les modèles sortis en 2013 ou après, y compris les générations récentes de Kindle Paperwhite, le Kindle Voyage de 2014 et les 7e à 12e générations du Kindle d’entrée de gamme, continuent eux à récupérer normalement les contenus achetés ou empruntés.
Le sideloading, la vraie porte de sortie
Si votre vieux Kindle sert encore en vacances, dans un train ou au fond d’un sac, il reste une option très simple, le sideloading. En gros, on branche un câble USB et on charge les fichiers à la main, sans passer par la fonction Send to Kindle.
L’outil le plus pratique ici, c’est Calibre. Ce logiciel open source gère le formatage, le transfert d’ebooks, mais aussi l’envoi de documents personnels et de PDF. Et ça change tout pour prolonger la vie d’un appareil qui n’a plus de support officiel.
Des livres gratuits existent aussi en PDF sur des bibliothèques comme Open Library de l’Internet Archive ou Project Gutenberg. Un conseil, gardez une sauvegarde locale sur ordinateur. Si les fichiers disparaissent de la liseuse, vous aurez encore une copie.
Et si ce Kindle devenait un tableau basse consommation
L’autre piste, franchement maline, consiste à détourner l’écran e-ink. Comme il consomme très peu, un vieux Kindle peut devenir horloge, calendrier ou petit dashboard domestique avec une autonomie longue.
Il faut pour ça un serveur maison, souvent autour d’un Raspberry Pi, et un script compagnon récupérable sur GitHub. Le système formate les données en image gris niveau, puis la liseuse se réveille à heure fixe, télécharge l’image en Wi-Fi et l’affiche.
Et si vous voulez vraiment tourner la page, faites un reset usine dans les réglages avant de vous en séparer. Ensuite, direction une filière locale ou retour chez Amazon. La firme propose aussi 20 % de remise aux utilisateurs touchés. Pour sortir de l’écosystème, regardez du côté de Boox ou Kobo. Clairement, le vieux Kindle a encore quelques kilomètres à faire.