Guider les malvoyants et les non-voyants dans le métro parisien à l’aide de bornes Bluetooth !
La Ratp a mené une expérimentation destinée à guider les malvoyants et les non-voyants dans le métro parisien à l'aide de bornes Bluetooth.
L’Atelier a rencontré Thierry Anselot, responsable du projet Blueeyes à la Ratp pour faire le point sur cette initiative et sur les perspectives qu’elle promet d’apporter.
Pouvez-vous nous rappeler l’objet de l’expérience ?
Thierry Anselot – Il faut d’abord rappeler que Blueeyes est au stade de l’expérimentation. On ne peut donc pas promettre qu’elle sera généralisée demain. Le projet consiste à utiliser des balises Bluetooth pour guider les déficients visuels dans le métro parisien. Nous avons choisi d’utiliser la technologie Bluetooth parce que son rayonnement est très précis contrairement par exemple au Wi-fi. Pour guider un utilisateur, la précision est essentielle. Le client peut utiliser son téléphone dès lors qu’il y a une connexion Bluetooth et dès qu’il entre dans le métro, son itinéraire va être calculé et vocalisé.
Comment cela fonctionne?
Le client tape les premières lettres de la station vers laquelle il se dirige. Dès qu’il entre dans le métro, le téléphone est reconnu et il va calculer son itinéraire en temps réel grâce aux balises Bluetooth. À titre indicatif, dans la station Franklin Roosevelt – dans laquelle l’expérience a été menée pendant trois jours de mars dernier – nous avons utilisé 50 balises. La station est de taille moyenne. Il en existe des bien plus grandes comme Châtelet par exemple. Vidéo ici
Un téléphone sur lequel le Bluetooth est activé consomme plus rapidement sa batterie, n’est-ce pas un problème?
Il est vrai que le téléphone sera plus rapidement déchargé et c’est problématique. Cependant, le combiné n’est pas en permanence en contact avec les balises, la communication est ponctuelle, cela est donc un peu plus économe.
Les déficients visuels sont-ils la seule cible de votre projet?
Non, potentiellement, la technologie est parfaitement adaptable à des touristes chinois par exemple, qui ne connaissent pas l’alphabet latin et qui veulent pour autant profiter des transports publics ! Source atelier.fr et suite de l’interview ici
Projets parallèles ici