Google vise le marché des PC avec Android, encensé comme « incroyable » par le patron de Qualcomm

Image d'illustration. Qualcomm Snapdragon SummitQUALCOMM / PR-ADN
Google prépare une offensive sur le marché des ordinateurs avec une version d’Android dédiée aux PC, cherchant à concurrencer Windows. Le PDG de Qualcomm, partenaire clé du projet, salue déjà les performances remarquables de cette nouvelle plateforme.
Tl;dr
- Google fusionne Android et ChromeOS pour les PC.
- Arrivée d’IA avancée avec Gemini sur ordinateur.
- Défi de concurrencer Windows, marché toujours dominant.
Vers une convergence inédite : Android et ChromeOS sur PC
Depuis plusieurs années, la question d’une fusion entre Android et ChromeOS nourrit les spéculations dans le secteur technologique. Cette fois, le projet semble s’accélérer. Lors du récent Qualcomm Snapdragon Summit, Rick Osterloh, responsable chez Google, a révélé que la firme travaillait à une plateforme commune destinée à rapprocher l’expérience utilisateur sur smartphones et ordinateurs. La volonté affichée ? Offrir une « base technique partagée » capable de transformer l’usage du PC au quotidien.
Ce rapprochement stratégique s’accompagne d’un atout de taille : l’intégration des avancées en intelligence artificielle, notamment via le modèle Gemini. Selon Osterloh, il s’agit non seulement d’introduire l’assistant maison mais aussi d’ouvrir l’écosystème aux développeurs et applications Android, le tout désormais accessible depuis un ordinateur. À ses côtés, le PDG de Qualcomm, Cristiano Amon, n’a pas tari d’éloges : « C’est incroyable et cela concrétise la vision d’une convergence entre mobile et PC ».
L’ambition de Google : menacer la suprématie de Windows ?
Pourtant, si cette fusion suscite l’enthousiasme des dirigeants et des partenaires industriels, elle s’inscrit face à un paysage où le système d’exploitation de Microsoft, Windows, reste ultra-dominant. Selon une étude récente du cabinet IDC, Windows devrait représenter 79,8 % des usages mondiaux sur PC en 2025 — contre seulement 7,3 % pour ChromeOS. Un écart considérable qui rappelle combien la partie est loin d’être gagnée pour Google.
Les analystes y voient malgré tout une opportunité intéressante. Ainsi, Jitesh Ubrani (IDC) note que ChromeOS souffre encore d’une trop grande dépendance au web – un frein réel dans les régions où la connexion demeure fragile ou inégale. Une plateforme hybride pourrait gommer ces limites tout en renforçant la continuité entre les différents appareils fonctionnant sous Android.
Éducation et jeunes consommateurs : un terrain fertile… mais limité ?
Dans l’immédiat, c’est surtout dans les segments déjà acquis à ChromeOS que cette nouveauté devrait s’imposer : le secteur éducatif ou encore le marché américain. Mais sur le long terme, Google espère séduire un public plus large. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes utilisateurs adoptent ChromeOS pendant leurs études mais bifurquent vers Windows ou Mac lors de leur entrée dans la vie active.
Certains estiment qu’un rapprochement Android-Chrome faciliterait la fidélisation de cette génération habituée à l’univers Google – à condition toutefois d’investir davantage dans le marketing grand public, ce qui n’a pas toujours été la priorité du géant californien jusqu’ici.
Nouveaux horizons techniques et calendrier incertain
La perspective séduit déjà les partenaires industriels comme Qualcomm qui se dit impatient de voir arriver ce nouvel écosystème sur les machines du quotidien. Cependant, la transition promet d’être progressive. En attendant une adoption massive hors des cercles scolaires ou professionnels spécialisés, Google devra convaincre qu’il peut offrir bien plus qu’une alternative à Windows – une révolution dans nos usages numériques quotidiens reste donc possible… mais pas immédiate.