Google mise sur l’énergie nucléaire pour soutenir l’expansion de ses centres de données

Image d'illustration. Serveurs illuminés en centres de donnéesADN
Pour accompagner l’expansion rapide de ses centres de données, Google mise désormais sur l’énergie nucléaire. Cette décision stratégique vise à répondre à la demande croissante en électricité tout en réduisant l’empreinte carbone de ses infrastructures numériques.
Tl;dr
- Google investit dans un réacteur nucléaire modulaire avec Kairos Power.
- TVA achètera jusqu’à 50 MW d’électricité dès 2030.
- Objectif : soutenir la croissance numérique et réduire l’empreinte carbone.
Nouveaux horizons pour l’énergie des data centers
Avec la croissance fulgurante de l’intelligence artificielle générative, les besoins énergétiques des géants du numérique explosent. Un constat s’impose : il devient urgent d’alimenter ces centres de données en électricité fiable, tout en limitant leur impact environnemental. C’est dans ce contexte que Google, filiale du groupe Alphabet, amorce un tournant inédit en annonçant un partenariat stratégique avec la société énergétique Kairos Power.
Un projet pionnier aux États-Unis
L’accord prévoit la construction par Kairos Power d’un petit réacteur nucléaire modulaire, baptisé Hermes 2, dont l’entrée en service est programmée pour 2030 dans l’État du Tennessee. Dès cette date, la régie publique Tennessee Valley Authority (TVA) devrait acquérir jusqu’à 50 mégawatts issus de cette nouvelle source d’énergie. Un engagement inédit, puisque la TVA devient ainsi la première compagnie américaine à signer un contrat d’achat d’électricité issue d’un réacteur nucléaire avancé.
Soutenir une économie numérique toujours plus exigeante
L’enjeu ne se limite pas au seul État du Tennessee. Les data centers de Google situés en Alabama bénéficieront également de cette énergie bas-carbone. Ce projet s’inscrit dans une vision plus large : un accord signé début 2024 prévoit de porter la capacité nucléaire déployée à un total de 500 mégawatts d’ici à 2035, répondant ainsi à la demande croissante induite par le développement rapide des technologies numériques.
Voici ce que cela implique concrètement :
- Diversification des sources énergétiques pour les infrastructures numériques.
- Diminution de l’empreinte carbone grâce à une énergie « propre » et stable.
- Mise en place d’une solution pilote, appelée à être répliquée ailleurs.
L’innovation comme moteur de compétitivité énergétique
Selon Amanda Peterson Corio, responsable mondiale de l’énergie pour les data centers chez Google, ce partenariat doit « accélérer le déploiement de technologies nucléaires innovantes et répondre aux besoins croissants du secteur numérique, tout en injectant sur le réseau une énergie sans carbone pilotable ». Elle insiste également sur un point clé : les enseignements tirés de ce premier déploiement devraient permettre, à terme, « d’abaisser les coûts des futurs réacteurs et améliorer l’économie des centrales propres dans la région desservie par la TVA et au-delà ».
Ce choix n’est pas anodin. Face à l’appétit énergétique grandissant de sociétés comme Microsoft, xAI, ou encore OpenAI, certains accords récents conclus par Google visent déjà à limiter temporairement sa consommation lors des pics sur le réseau électrique américain. Mais ce nouveau partenariat nucléaire marque une étape décisive vers une stratégie durable et ambitieuse pour l’avenir énergétique du numérique.