Réserver, trier, résumer, classer: Gemini Spark promet d’agir à votre place dans l’univers Google. L’outil reste pourtant très encadré, et pas accessible partout.
En bref
- Google lance un assistant agentique intégré à Workspace
- Accès limité, hors EEE, Suisse et Royaume-Uni
- Automatisation utile, mais supervision humaine obligatoire
Le vrai signal, ici, n’est pas juste un nouveau bouton dans Gemini. C’est l’arrivée d’un assistant capable d’exécuter des tâches en arrière-plan dans l’univers Google, avec un niveau d’intégration qui touche déjà Gmail, Docs, Calendar ou Slides. Pour les pros du numérique, ça compte: on passe d’une IA qui répond à une IA qui agit.
Un agent branché sur l’écosystème Google
Annoncé en mai lors de la conférence Google I/O, Gemini Spark est présenté comme un assistant personnel agentique. L’idée est simple sur le papier: vous lui donnez une mission, puis il lance des actions dites proactives en respectant vos consignes.
Les exemples mis en avant par Google parlent assez bien de la cible. Transformer les 50 dernières réponses e-mail en guide de style, monter un suivi de candidatures à des stages, ou encore extraire automatiquement des infos d’un message entrant pour alimenter une feuille de suivi et créer un dossier dans Google Drive. Ce n’est pas spectaculaire, mais pour des flux répétitifs, c’est clairement le bon terrain.
Accès restreint et précautions très claires
Tout le monde n’y a pas droit. Pour utiliser Spark, il faut un abonnement Google AI Pro ou Ultra, avec aussi un accès possible pour certains clients business. Et ce n’est pas disponible partout: pas d’accès si vous êtes dans l’Espace économique européen, en Suisse, au Royaume-Uni ou au Nigeria.
Autre condition, Keep activity doit être activé. L’outil fonctionne dans l’app mobile Gemini, l’app Gemini sur Mac et sur le web. Il peut aussi travailler dans Chrome avec l’auto browse, par exemple pour des réservations de restaurant ou des tâches liées au voyage.
Mais Google pose lui-même des limites. L’entreprise rappelle que l’IA peut se tromper et déconseille d’ajouter des informations sensibles dans le fil de tâche, notamment les identifiants ou les données de paiement. Ce genre d’info doit être saisi directement sur le site concerné. Même prudence pour les tâches trop sensibles lancées hors ligne. Une hallucination, dans ce cadre, peut faire de vrais dégâts.
Créer une tâche, puis la surveiller
Côté usage, le parcours est assez court: menu, puis Spark, puis un prompt dans la zone de texte. Vous pouvez aussi joindre un fichier, un élément depuis Drive ou un Notebook, avant de valider.
Le point important, c’est le suivi. Depuis Menu > Spark > Tasks, on retrouve le thread associé à la tâche et on peut le modifier si besoin. Il existe aussi un panneau de travail accessible via la puce de progression en haut du fil, avec les étapes terminées, en cours et planifiées. Bref, Google vend de l’automatisation, mais demande quand même de garder la main.
Après Gems, Google bascule vers les skills
Fin septembre, Google a indiqué que les Gemini Gems allaient laisser la place aux skills pour piloter les instructions. Le but, c’est de réutiliser des consignes sur des tâches répétitives, comme la préparation de présentations ou l’adoption d’un style d’écriture précis.
Une fois le skill créé, il pourra être rappelé dans un prompt avec une barre oblique suivie de son nom. Pour l’écosystème, c’est sans doute le morceau le plus stratégique: moins de démos, plus de workflows récurrents.