Le collier IA Friend revient en version 2.0 avec haut-parleur intégré et personnalité vocale. Mais son prix bondit, sans lever le flou sur l’usage réel.
En bref
- Friend passe à la voix avec un haut-parleur
- Le prix grimpe à environ 229 euros
- L’usage réel reste encore très flou
Environ 229 euros (249$). C’est le nouveau ticket d’entrée pour Friend, ce collier IA lancé il y a deux ans par Avi Schiffmann, alors qu’il coûtait au départ environ 91 euros (99$). La hausse est brutale, et elle raconte quelque chose de simple, ce produit ne veut plus seulement exister comme curiosité tech.
Un collier IA qui coûte bien plus cher qu’avant
Cette relance arrive avec un vrai repositionnement. Friend n’est plus présenté comme un gadget un peu étrange qui vous envoie des textos sur votre journée, mais comme un objet plus incarné, plus présent, presque plus intime. Le problème, c’est que le supplément tarifaire est net alors que la proposition de valeur, elle, reste encore difficile à cerner.
Deux ans après le lancement initial, le produit revient donc en version 2.0. Et vous le voyez tout de suite, le pari commercial est plus audacieux qu’avant.
La vraie nouveauté, c’est une personnalité qui vous parle
Cette fois, Friend embarque un haut-parleur. L’entreprise explique que le collier peut désormais projeter une personnalité propre, cohérente dans le temps. En gros, l’objet ne se contente plus de répondre, il est censé devenir une présence.
La démonstration publicitaire insiste là-dessus. On y voit d’abord une femme discuter de ce qui semble être son ex-petite amie, et le collier lui répond, en français, « Ce n’est pas mal d’être gay ». Puis la scène bascule sur un homme sur une colline, qui parle de ses ambitions de cinéaste, pendant que le collier le flatte sur son précédent film.
Avi Schiffmann vend un confident, pas un assistant
C’est là que le discours devient intéressant. Dans un message récent, Avi Schiffmann a expliqué qu’il cherchait à proposer une forme de relation, quelque chose entre le confident, l’ami, voire Dieu, sans vraiment trancher. Il précise aussi que ce n’est pas un assistant et que ce n’est pas un amoureux.
Résultat ? Un produit dont la fonction exacte reste floue. On comprend bien la promesse émotionnelle. Pour le reste, ce que vous pouvez concrètement faire avec Friend, au-delà d’échanger sur votre journée, n’apparaît pas beaucoup plus clairement.
Dans un marché où les wearables IA patinent, le pari est risqué
Le contexte n’aide pas. Les wearables IA n’ont toujours pas trouvé leur place dans le grand public. Le cas le plus proche, celui de Humane Inc. avec son AI Pin censé remplacer l’iPhone, s’est terminé très vite, l’activité ayant fermé en moins d’un an après de mauvaises ventes.
Et Friend a déjà joué la carte du marketing choc. L’an dernier, sa campagne d’affichage dans le métro de New York était devenue virale après des dégradations répétées. Un détail, peut-être. Mais il dit bien le malaise que suscite encore cette idée, confier une part de la relation humaine à un pendentif algorithmique.