Des utilisateurs du Fitbit Air signalent des mesures sportives imprécises. En cause, des limites très concrètes côté détection auto et GPS.
En bref
- Le suivi auto du Fitbit Air rate des séances
- Sans téléphone, GPS et altitude deviennent peu fiables
- Google devrait mieux signaler ces limites
Le problème du Fitbit Air, ce n’est pas seulement la précision. C’est le contraste entre un objet pensé pour être léger, simple, presque invisible, et une fiche technique qui impose encore des conditions assez strictes pour obtenir des données propres.
Depuis plusieurs semaines, des utilisateurs du Fitbit Air remontent sur TikTok et Reddit des écarts de suivi sportif. Le testeur de la source explique pourtant avoir porté l’appareil presque un mois, en le comparant à d’autres wearables et à Strava, à pied, en course, en randonnée et à vélo, avec des résultats globalement solides. Mais les limites existent, et elles pèsent vite sur l’expérience.
Un suivi automatique encore trop limité
Premier point, le suivi automatique des entraînements. Aujourd’hui, le Fitbit Air ne reconnaît qu’un nombre réduit d’activités, la marche, le vélo, certaines pratiques sportives et une catégorie générique pour le reste. Surtout, il faut enchaîner 15 à 20 minutes d’effort continu avant que l’enregistrement démarre.
Pour des usages courts, ça coince. L’exemple donné est parlant, des sorties running d’environ deux miles, donc souvent sous les 20 minutes, qui ne sont enregistrées qu’une fois sur deux. Résultat, si vous voulez être sûr que la séance compte, il faut lancer l’activité à la main dans Google Health, l’application qui a remplacé l’ancienne app Fitbit, avant de commencer.
Sans smartphone, les métriques extérieures perdent vite en valeur
L’autre limite est plus structurelle. Le Fitbit Air n’a pas de GPS embarqué. Pour obtenir un comptage quotidien des pas plus précis, il faut donc garder sur soi un smartphone appairé, puisque le bracelet s’appuie sur le signal GPS du téléphone.
Et ça ne concerne pas que les pas. Pour une course, une marche, une randonnée ou une sortie vélo, les indicateurs de distance et d’allure deviennent vite approximatifs sans téléphone. La source précise qu’on peut bien lancer un entraînement outdoor depuis le smartphone puis partir sans lui, le Fitbit Air tentera de calculer les données de localisation, mais le résultat reste peu fiable. Clairement, ce n’est pas un détail.
Le vrai sujet pour Google, c’est la clarté produit
À cela s’ajoute l’absence d’altimètre dans le Fitbit Air. Là encore, le wearable dépend du téléphone appairé pour récupérer l’altitude. En gros, dès qu’une donnée repose sur la position ou le relief, l’autonomie du produit trouve vite sa limite.
Ce qui manque ici, c’est une meilleure signalétique côté Google Health. La source estime que Google aurait intérêt à afficher un avertissement au démarrage d’une activité extérieure pour rappeler qu’un téléphone appairé est nécessaire si l’on veut des données fiables. Autre piste, couper purement et simplement les métriques liées à la localisation dans le compte rendu post-entraînement quand il n’y a ni GPS ni altitude disponibles. L’exécution serait plus propre, et surtout plus honnête sur ce que le Fitbit Air peut, ou non, mesurer.