Publié le 15 juin 2020, modifié le 15 juin 2020.
Par La Rédaction

Enregistrer la brutalité policière sur smartphone fait de nous des témoins oculaires.

Publié le 15 juin 2020, modifié le 15 juin 2020.
Par La Rédaction

Au cours de la dernière décennie, le smartphone est devenu un outil pour assister à la violence policière mais aussi pour défendre les policiers qui sur le terrain se trouve aussi confronté à des attaques violentes.

En 2008, Steve Jobs avait une mission pour une petite équipe d’ingénieurs à Cupertino: faire l’enregistrement vidéo sur l’iPhone. Après avoir vu que les gens aimaient prendre des photos avec les premiers iPhones, il a voulu ajouter des images animées. Un an plus tard, Apple a sorti l’iPhone 3GS, le premier iPhone à enregistrer des vidéos. Environ 10 ans et 10 modèles d’iPhone plus tard, Darnella Frazier, 17 ans, s’est retrouvée debout sur un trottoir à Minneapolis, glissant sur son écran de verrouillage de l’iPhone 11 pour lancer la caméra vidéo le plus rapidement possible et filmé la mort de George Floyd aux mains de la police de Minneapolis, et posté la vidéo sur ses réseaux sociaux.

Pas besoin d’une application spécifique, vous ouvrez votre caméra sur votre smartphone et vous filmer, sur quasiment tous les smartphones, la vidéo embarque la date, l’heure et la localisation

Au cours de la dernière décennie, le smartphone est devenu un outil pour capturer toute sorte de choses et notamment pour assister à la violence policière envers les Afro-Américains aux Etas-Unis. Du meurtre d’Oscar Grant en 2009 au meurtre de George Floyd en 2020, le Wall Street Journal a examiné les images et parlé aux personnes qui les ont capturées, pour comprendre comment ces témoignages de l’injustice raciale sont devenus plus clairs à mesure que les téléphones évoluaient.

Le Samsung Galaxy S5 est sorti en 2014 est l’un des téléphones les plus importants de la dernière décennie. Pas à cause de ses spécifications, mais à cause de ce que Feidin Santana en a fait. Le 4 avril 2015, il se trouvait qu’il se rendait à son travail en voyant Walter Scott, un homme noir, poursuivi par Michael Slager, un policier blanc. M. Santana a lancé l’application de la caméra et a enregistré Slager tirant sur M. Scott cinq fois alors qu’il tentait de courir.

La vidéo en haute définition de M. Santana a été utilisée comme preuve au procès et un jury a reconnu Slager coupable de meurtre au deuxième degré. Il a été condamné à 20 ans de prison. Sans la vidéo, la vraie histoire aurait pu être différente.

Il est facile d’oublier que les progrès sans précédent de la dernière décennie dans la technologie mobile ont abouti à bien plus que des selfies et des images banales. Le smartphone est devenu un outil capable de faire témoigner au monde entier de la brutalité policière envers les Afro-Américains, brutalité trop facile à ignorer par le passé.

La journaliste du Wall Street Journal a passé les deux dernières semaines à traquer les gens auxquels nous ne pensons souvent pas lorsque ces vidéos horribles sont publiées : les passants qui saisissent leurs caméras pour capturer la vérité. Elle montre que l’histoire technologique, comment les changements dans les caméras des smartphones nous ont amenés à obtenir une image si claire des derniers moments d’un homme commeGeorge Floyd.

Plus tard, durant les manifestations une scène hallucinante, qui a filmé des policiers poussant un homme à terre. Les deux policiers ont été immédiatement suspendus par le commissaire de police de Byron Lockwood. Une enquête complète sur les affaires internes est en cours.

Le Smartphone et bien l’objet de tous les dangers mais aussi de l’espoir!

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