Publié le 19 octobre 2021, modifié le 11 novembre 2021.
Par Christophe Romei

En route vers le développement du Web3, des “métaverses” avec les puces d’Apple : M1 Pro et M1 Max

Publié le 19 octobre 2021, modifié le 11 novembre 2021.
Par Christophe Romei

Apple se met en ordre de bataille pour offrir la puissance aux développeurs qui va permettre de construire les applications, expériences de demain. Les Wearables arriveront ensuite...

Hier soir, lors des annonces des nouvelles puces M1 Pro et M1 Max conçues par Apple et des nouveaux MacBook Pro, chacun a pu voir les outils et la puissance donnés aux développeurs pour réaliser la troisième génération du Web qui arrive. Le Web entre dans une nouvelle phase d’évolution. John Markoff, du New York Times, a suggéré de nommer cette troisième génération du Web, “Web 3.0”. Cette suggestion a suscité pas mal de débats au sein de l’industrie. Ceux qui sont attachés au surnom du Web 2.0 ont réagi en affirmant qu’un tel terme n’est pas justifié alors que d’autres ont répondu positivement au terme, notant qu’il existe en effet une différence caractéristique entre la nouvelle étape à venir du Web et ce que le Web 2.0 représente.

Le terme Web 2.0 (une expression inventée par O’Reilly Media en 2004) n’a jamais été clairement défini et même aujourd’hui, si l’on demande à dix personnes ce que cela signifie, on obtiendra probablement dix définitions différentes. Cependant, la plupart des gens de l’industrie du Web conviendraient que le Web 2.0 se concentre sur plusieurs thèmes majeurs, notamment AJAX, les réseaux sociaux, la collaboration et le partage de médias. Le Web 3.0 est plus connecté, ouvert et intelligent, avec toujours plus de technologies Web sémantiques, des bases de données distribuées, le traitement du langage naturel, l’apprentissage automatique, le raisonnement machine et des agents autonomes. Mais aussi plus de 3D, de blockchain avec ce qu’on appelle des métavers, un monde virtuel fictif qui, certes, n’est pas nouveau, mais la puissance de calcul change la donne de l’usage. Pour l’instant, sur une petite catégorie de personnes, mais cela devrait toucher un plus grand nombre d’ici à 5 ans. Ce terme de métavers est régulièrement utilisé pour décrire une future version d’Internet où des espaces virtuels, persistants et partagés sont accessibles via interaction 3D.

Le protocole blockchain décentralisé du Web 3.0 devrait permettre aux individus de se connecter à un Internet où ils peuvent posséder et être correctement rémunéré pour leur temps et leurs données, éclipsant un Web exploiteur et injuste où les référentiels géants et centralisés sont les seuls à posséder et à en tirer profit. C’est la promesse, mais pas simple à mettre en œuvre, quand on voit certains écueils qui sont arrivés sur les plates-formes décentralisées (DAO) autour des NFT …

M1

Le processeur central (CPU) intégré aux puces M1 Pro et M1 Max offre des performances jusqu’à 70 % plus rapides que celles du CPU de la puce M1, ce qui permet de réaliser certaines tâches, comme la compilation de projets Xcode, plus vite que jamais. Le GPU de la puce M1 Pro est jusqu’à 2x plus rapide que celui de la puce M1, tandis que celui de la puce M1 Max accomplit la prouesse d’être jusqu’à 4x plus rapide, permettant aux pros de traiter aisément les opérations graphiques les plus exigeantes. La M1 Pro offre jusqu’à 200 Go/s de bande passante mémoire et jusqu’à 32 Go de mémoire unifiée. La M1 Max, quant à elle, offre jusqu’à 400 Go/s de bande passante mémoire – soit le double de la puce M1 Pro et près de 6 fois plus que la puce M1 – et jusqu’à 64 Go de mémoire unifiée. À l’heure où les derniers modèles de PC portables ne dépassent pas 16 Go de mémoire graphique, le fait de disposer de cette très grande quantité de mémoire permet de réaliser des tâches graphiques exigeantes qui n’étaient pas envisageables auparavant sur un ordinateur portable.

Puissance M1 PRO

Grâce au procédé de gravure en 5 nanomètres innovant, la puce M1 Pro concentre 33,7 milliards de transistors, c’est-à-dire deux fois plus que sur la puce M1. Grâce au nouveau CPU 10 cœurs, qui comporte huit cœurs hautes performances et deux cœurs haute efficacité, elle est jusqu’à 70 % plus rapide que la puce M1 et offre aux pros des performances de processeur incroyables. Comparée à la dernière puce 8 cœurs de PC portable, la M1 Pro livre des performances de processeur jusqu’à 1,7 fois plus élevées pour le même niveau de consommation d’énergie, et elle atteint les pics de performances de la puce de PC en consommant jusqu’à 70 % d’énergie en moins. Elle s’acquitte sans difficulté de toutes les tâches, même des plus exigeantes, comme la retouche de photos en haute résolution.

Le GPU de la puce M1 Pro comporte jusqu’à 16 cœurs. Il est jusqu’à 2x plus rapide que celui de la puce M1 et jusqu’à 7x plus rapide que le processeur graphique intégré à la dernière puce 8 cœurs de PC portable. Comparée à une carte graphique distincte de PC portable, la puce M1 Pro assure de meilleures performances tout en consommant jusqu’à 70 % d’énergie en moins. Configurable avec une mémoire unifiée rapide de 32 Go et jusqu’à 200 Go/s de bande passante mémoire, elle permet aux pros de la création, comme les artistes 3D ou les développeurs de jeux, de travailler plus efficacement même en situation de mobilité.

Puissance M1 Max

La puce M1 Max est dotée du même puissant CPU 10 cœurs que la M1 Pro. Elle dispose en plus d’un impressionnant GPU 32 cœurs, capable de livrer des performances graphiques jusqu’à 4x plus rapides que celles de la puce M1. Avec 57 milliards de transistors – 70 % de plus que la puce M1 Pro et 3,5 fois plus que la puce M1 –, la puce M1 Max est la puce la plus remarquable jamais conçue par Apple. Par ailleurs, le GPU assure des performances comparables à celles d’un GPU haut de gamme de PC portable pro compact avec une consommation énergétique jusqu’à 40 % inférieure et offre des performances similaires à celles du GPU le plus sophistiqué intégré aux PC portables grand format en consommant jusqu’à 100 watts de moins. Cela signifie que le nouveau MacBook Pro produit moins de chaleur, que ses ventilateurs se mettent en fonction de manière discrète et moins souvent, et qu’il offre une excellente autonomie. La puce M1 Max transforme la façon d’accomplir les tâches graphiques les plus lourdes, permettant notamment d’obtenir des rendus de timelines complexes dans Final Cut Pro jusqu’à 13 fois plus vite que sur l’ancien MacBook Pro 13 pouces.

La puce M1 Max intègre également une architecture dotée d’une bande passante plus large, ainsi qu’une interface mémoire doublée par rapport à la puce M1 Pro avec jusqu’à 400 Go/s, soit près de 6x la bande passante mémoire de la puce M1. Elle peut donc être configurée avec 64 Go de mémoire unifiée rapide. Grâce à ses performances exceptionnelles, la puce M1 Max est la plus puissante des puces intégrées à un portable pro.

Les outils de développement vont permettre une nouvelle façon de naviguer sur le web et les applications

VR & AR

Les technologies de réalité étendue (XR), y compris la réalité virtuelle (VR), la réalité augmentée (AR) et la réalité mixte (MR) en sont encore aux premières phases d’adoption, mais elles évoluent rapidement. La plupart des cas d’utilisation de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée sont toujours liés aux jeux, au divertissement et aux médias sociaux, la variété des applications s’élargit à mesure que de plus en plus de consommateurs et d’entreprises testent des expériences immersives. Rien qu’aux US, 58,9 millions de personnes utiliseront la réalité virtuelle et 93,3 millions utiliseront la réalité augmentée au moins une fois par mois en 2021. Ces chiffres représentent respectivement 17,7 % et 28,1 % de la population américaine.

Parce que la pandémie a forcé de nombreuses personnes à travailler, socialiser, étudier et faire du shopping à la maison, elles utilisent les expériences XR pour remplacer celles en personne. La puissance de calcul mise à disposition des développeurs permettra de créer des expériences sur les iPhone de plus en plus immersive, c’est le début de l’histoire ! La convergence de la 5G, de l’intelligence artificielle (IA) et du traitement cloud de périphérie facilitera bientôt la fourniture d’expériences XR plus transparentes, plus agréables et plus rentables sur une variété d’appareils connectés.

Métaverse

Nous avons déjà connu une première révolution dans les années 2000 avec quelques mondes virtuels, mais la puissance des outils, des réseaux, des devices ne permettaient pas de créer des expériences immersives comme on commence à les voir. Le métavers est un réseau d’environnements virtuels permanents dans lesquels de nombreuses personnes peuvent interagir les unes avec les autres et avec des objets numériques tout en utilisant des représentations virtuelles.

Nous sommes en 2021, Microsoft, Roblox et Epic investissent dans leurs propres versions du métavers. Facebook vient d’annoncer qu’il prévoit de créer 10 000 emplois dans l’Union européenne au cours des cinq prochaines années dans le but de construire un métavers. Facebook va recruter des ingénieurs hautement qualifiés dans les pays comme l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, les Pays-Bas et l’Irlande. Facebook a pris le pari très tôt d’investir dans la VR avec le rachat (2 milliards de dollars) en 2014 d’Oculus, c’est une rupture technologique !

Mais en fait, il existe beaucoup d’autres métavers qui vont permettre d’ouvrir des marchés comme le Gaming, l’Education, l’Art, la Mode, les NFT… Par exemple, la start-up Mainbot de l’Ecole Polytechnique a pour objectif de développer le premier Metaverse au monde dédié aux jeux éducatifs : Le Winkyverse. L’opération est soutenue par les plus grands noms de l’éco-système blockchain en France (Nicolas Louvet, CEO de Coinhouse, Sébastien Borget, Co-fondateur de The Sandbox, Mickael Canu, co-fondateur de Ternoa, etc…). Le Winkyverse est un monde ouvert en 3D. Les utilisateurs évoluent dans l’univers de Winky, dans lequel ils peuvent interagir, jouer et apprendre mais également créer et monétiser leurs propres jeux éducatifs. Le Winkymaker offrira la possibilité aux joueurs de designer leurs propres accessoires pour le robot grâce à un éditeur 3-D intuitif et accessible à tous. Des déguisements aux modules complets, le robot évoluera selon l’imagination des créateurs. Ils pourront ensuite utiliser leurs créations au sein du Winkyverse, mais également les imprimer en 3D et les recevoir chez eux.

L’interface du Winkymaker permettra de transformer ses créations en NFT pour en détenir officiellement la propriété. Les NFT en question pourront ensuite être proposés à la vente sur différentes marketplaces tel qu’OpenSea.

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