NTT Docomo prolonge son accord D2D avec Starlink et vise 2028 pour ajouter voix, internet et IoT. Un signal fort pour le satellite mobile.
En bref
- Docomo prolonge son accord D2D avec Starlink
- Voix, internet et IoT visés en 2028
- Déjà 6,5 millions d’inscrits fin juillet
Avec 6,5 millions d’inscrits fin juillet, le pari du D2D a déjà dépassé le stade du gadget chez NTT Docomo. C’est ce chiffre-là qui éclaire le mieux la suite, l’opérateur japonais vient de prolonger son arrangement avec l’unité locale de SpaceX Starlink.
Ce n’est pas anodin. Quand un service lancé en avril attire aussi vite, on ne parle plus d’une vitrine techno, mais d’une brique réseau que l’opérateur veut pousser plus loin.
Le D2D a déjà trouvé son public au Japon
Depuis son lancement, l’offre direct-to-device de Docomo s’appuie sur Starlink Japan. L’idée, vous la connaissez, connecter un terminal même hors couverture terrestre classique. Ce qui compte ici, c’est la dynamique commerciale. Des millions d’utilisateurs se sont enregistrés en quelques mois, et Docomo veut clairement capitaliser sur cette demande.
Bon, un tel volume change aussi la lecture du marché. Pour l’écosystème mobile, cela valide que le satellite grand public peut devenir un prolongement crédible du réseau, pas seulement un filet de sécurité pour quelques zones blanches.
Cap sur 2028 avec une couche voix et internet
Le nouvel accord réserve des capacités sur les satellites Starlink Mobile V2. Docomo vise son exercice fiscal 2028, qui court jusqu’à fin mars 2029, pour enrichir son service avec de la voix et de l’internet en D2D.
L’enjeu est simple. Passer d’un service perçu comme limité à une expérience beaucoup plus proche d’un usage mobile classique. Pour un opérateur, c’est aussi une façon de garder la main sur la relation client quand la connectivité sort du réseau terrestre.
L’IoT direct arrive aussi dans l’équation
Et il n’y a pas que le grand public. Docomo prévoit aussi une connectivité IoT directe. Les détails sur les offres destinées aux entreprises viendront plus tard, via sa division Business.
Résultat ? Le sujet déborde largement le smartphone. On parle aussi de capteurs, d’actifs isolés et de cas d’usage où la continuité réseau vaut très cher.
Pourquoi la génération V2 compte vraiment
Chez SpaceX, le discours est limpide, les satellites Starlink V2 doivent changer d’échelle. L’entreprise met en avant son silicium maison et des antennes à réseau phasé, avec davantage de faisceaux et plus de bande passante. Elle affirme aussi que le débit est 20 fois supérieur à celui de la première génération.
Du coup, Docomo travaille en parallèle à élargir la liste des appareils compatibles avec cette version avancée du D2D. Et ça, c’est peut-être le point le plus concret. Parce qu’un service satellite mobile ne pèse vraiment dans le marché que s’il sort d’une poignée de terminaux pour toucher un parc beaucoup plus large.