Publié le 9 juillet 2020.
Par La Rédaction

Deutsche Telekom participe à la recherche des technologies de communication quantique.

Publié le 9 juillet 2020.
Par La Rédaction

38 partenaires du consortium OPENQKD (Open European Quantum Key Distribution) travaillent à accélérer le développement de la transmission de données à sécurité quantique.

À Berlin, les chercheurs ont accès à un vaste réseau de fibre optique avec une infrastructure informatique. Tous les types de systèmes QKD peuvent être testés sur celui-ci et des limitations peuvent être exprimées. À l’heure actuelle, leur portée est limitée à environ 100 km, car aucun amplificateur optique ne peut être utilisé. Les chercheurs s’intéressent à la façon dont les systèmes QKD individuels peuvent être interconnectés pour former un réseau QKD. L’objectif est de protéger la gestion des réseaux de communication et la transmission de données sur ceux-ci d’éventuelles attaques.

En plus de la recherche fondamentale pour le consortium, les scientifiques étudient également diverses applications spécifiques aux télécommunications. Par exemple, il faut répondre à la question de savoir dans quelle mesure une opération stable, sûre et économique de liaisons de communication optique quantique dans les réseaux de la Deutsche Telekom est possible. La recherche vise également à chiffrer les connexions jusqu’au réseau de téléphonie mobile 5G. Enfin, une architecture cible pour l’échange de clés QKD dans les réseaux de fournisseurs de télécommunications doit être développée et mise en œuvre.

OPENQKD

Le consortium compte 38 partenaires de collaboration dont des opérateurs comme Orange, Deutsche Telekom, Telephonica, T-Mobile, BT. Il est coordonné par l’Institut autrichien de technologie AIT. Les tests sont effectués sur 12 sites et il existe quatre grands environnements de test (Vienne, Autriche; Poznan, Pologne; Madrid, Espagne; Berlin, Allemagne) pour des cas d’utilisation réels. Il s’agit, par exemple, du chiffrement des données confidentielles entre les ministères, du calcul haute performance ou de la protection des infrastructures critiques. Ce projet a reçu un financement du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne :

  • Moteur d’innovation pour les futures solutions cryptographiques européennes.
  • Évaluation de QKD dans de nombreux secteurs industriels.
  • Démontrer la chaîne d’approvisionnement verticale de QKD (couche physique) à l’utilisateur final (couche application).
  • De nombreux sites de test à travers l’Europe pour maximiser l’impact.
  • Normes logicielles ouvertes et accès ouvert.

L’un des objectifs est de lancer une industrie européenne QKD compétitive notamment avec des devices (23 appareils opérationnels dans OPENQKD) et des systemes QKD de nouvelle génération basés sur de nouveaux protocoles et de nouvelles implémentations.

EUROPE

Avec un investissement prévu de 1 milliard d’euros sur 10 ans, le Flagship du Quantique mobilise environ 2 000 scientifiques et industriels, dans une démarche conjointe et collaborative à une échelle sans précédent. Depuis 2019, 20 projets de recherche se concentrent sur quatre secteurs d’application principaux : les communications quantiques, l’informatique quantique, la simulation et la détection quantiques et la métrologie, avec un budget d’environ 130 millions d’euros. Plus d’un tiers des participants viennent de l’industrie, dont la moitié de petites et moyennes entreprises.

Pour les États-Unis, la Chine, le Canada et le Japon également, la technologie quantique est une priorité stratégique majeure. Pourtant, les atouts de l’Europe dans de nombreux domaines de la recherche quantique signifient qu’elle reste compétitive dans cette course internationale. Par exemple, l’Europe est aujourd’hui un leader mondial de la technologie des pièges à ions, détenant le record mondial du nombre de qubits enchevêtrés.

Si vous voulez comprendre cette révolution de la physique Quantique, vous pouvez suivre plusieurs vidéos de l’université Paris-Saclay.

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