Cognition remettrait déjà ça, Devin pousse sa valo bien vers 37 Md€

Écran de code géant avec un 37
Image d'illustration. Une nouvelle levée agite déjà Cognition. — ADN

À peine trois mois après un tour à environ 24 Md€, Cognition discuterait déjà d’une nouvelle levée. Le vrai signal, c’est la traction de Devin.

En bref

  • Cognition discuterait déjà d’un nouveau tour
  • La valorisation visée grimperait vers 37 Md€
  • Devin accélère fort dans les grandes entreprises

Trois mois. C’est le genre d’intervalle qu’on voit rarement entre un très gros tour et les premières discussions pour le suivant. D’après Bloomberg, Cognition, la société derrière l’agent de code Devin, parlerait déjà avec des investisseurs pour une nouvelle levée. En mai, elle avait pourtant bouclé environ 920 millions d’euros (1 milliard de dollars) sur une valorisation d’environ 24 milliards d’euros (26 milliards de dollars).

Trois mois plus tard, la machine repart

Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la taille du tour précédent. C’est la vitesse à laquelle le dossier revient sur la table. La discussion en cours pourrait porter la valorisation à au moins 37 milliards d’euros (40 milliards de dollars). Pour l’écosystème, le message est limpide, les investisseurs continuent de payer très cher les plateformes capables de transformer l’IA générative en usage récurrent côté entreprise.

Et là, on ne parle pas d’un prototype sympa entre développeurs.

Le vrai moteur, c’est le revenu annualisé

La barre évoquée par Bloomberg repose sur un seuil précis, un rythme de revenu annualisé de 920 millions d’euros (1 milliard de dollars). Or Scott Wu avait confirmé en mai que Cognition tournait déjà à environ 453 millions d’euros (492 millions de dollars) de revenu annualisé.

Surtout, l’usage de Devin chez les entreprises progressait de 50 % par mois depuis six mois. Dit comme ça, c’est brutal. Si cette dynamique tient, même partiellement, on comprend pourquoi un nouveau tour arrive si vite. Dans le mobile et le logiciel pro, ce genre de métrique change tout, parce qu’elle raconte moins une promesse qu’une adoption déjà installée.

Devin ne remplace pas, il absorbe le sale boulot

Scott Wu a aussi pris soin de cadrer le récit. Devin n’est pas vendu comme un remplaçant de développeur. L’agent sert surtout sur les tâches longues, répétitives, pas très glamour, celles qu’on repousse facilement dans un backlog pendant des semaines.

Bon, c’est souvent là que la valeur se crée. Mettre à jour des logiciels anciens, déplacer une application d’une plateforme vers une autre, reprendre ce travail ingrat de maintenance et de migration, c’est précisément ce que beaucoup d’équipes internes veulent accélérer sans gonfler leurs effectifs. Le portefeuille clients avancé par l’entreprise donne une idée du terrain visé, avec NASA, Mercedes-Benz et Goldman Sachs.

Pour les décideurs tech, l’enjeu est là. Si Cognition lève déjà sur ces niveaux, ce n’est pas seulement une histoire de hype autour du code assisté. C’est aussi le signe qu’un agent comme Devin commence à trouver sa place dans les gros workflows, là où le budget suit quand le gain opérationnel est concret.

Christophe Romei

Spécialiste Tech

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