Dites adieu à l’Internet des Objets « fait maison »

À l’approche de la fin 2016, il devient clair que malgré tous les beaux discours sur l’Internet des Objets (IoT), la plupart des entreprises ne sont pas encore parvenues à concrétiser l’utopie connectée qui leur avait été promise.
À l’approche de la fin 2016, il devient clair que malgré tous les beaux discours sur l’Internet des Objets (IoT), la plupart des entreprises ne sont pas encore parvenues à concrétiser l’utopie connectée qui leur avait été promise. Pour celles cherchant à tirer parti de ce nouveau monde de produits connectés, le marché de l’IoT est en effet un environnement un peu déstabilisant.
Cette situation n’a rien d’inattendu compte tenu du fait que ce système en est encore à ses débuts. Les pionniers de l’Internet des Objets, comme tout pionnier, ont dû faire face à de nombreuses problématiques avant de trouver la meilleure approche. Nick Jones, vice-président et analyste distingué chez Gartner, identifiait fin février « un thème récurrent dans le domaine de l’IoT : l’immaturité des technologies et des services disponibles, ainsi que de leurs fournisseurs. Créer des architectures afin de prendre en charge cette immaturité et de gérer les risques qu’elle engendre sera un défi majeur pour les organisations tirant parti de l’IoT. Dans de nombreux domaines, la pénurie de compétences sera également source d’importantes problématiques. »
Compte tenu de l’immaturité du marché des fournisseurs, la plupart des premiers projets d’IoT ont été créés, lancés et exécutés en interne, non pas parce que le temps et les ressources étaient illimités, mais parce que les organisations n’avaient pas vraiment le choix. En effet, encore occupée à faire ses gammes, la communauté des fournisseurs de systèmes IoT était alors uniquement capable de fournir une variété de solutions monofonctionnelles (connectivité de la part d’un éditeur, gestion de la part d’un autre, sécurité de la part d’un troisième). Les entreprises avaient alors deux possibilités soit d’acheter et assembler ces solutions, soit de créer l’ensemble des fonctions nécessaires d’elles-mêmes. Malheureusement, dans les deux cas, elles se sont retrouvées face à des problématiques imprévues, qui ont finalement augmentées considérablement les délais de lancement, diminuant ainsi le temps dont elles disposaient pour d’autres projets innovants, provoquées des dépassements budgétaires, ou pire, provoquées tout simplement l’échec des projets.
Quels sont donc les principales problématiques avec les projets d’Internet des Objets « faits maison » ? Voici les trois principaux défis que rencontrent les entreprises s’embarquant elles-mêmes dans un projet d’Internet des Objets :
#1. Le manque d’expérience dans les produits « connectés » – Les concepteurs de produits traditionnels n’ont pas toujours l’expertise technologique nécessaire pour développer et gérer un produit connecté. En d’autres termes : les fabricants d’appareils électroménagers classiques n’ont généralement pas la double casquette de développeurs de logiciels. En l’absence de ces compétences cruciales, elles investissent donc énormément de temps et de ressources à créer des produits de qualité insuffisante, et ayant peu de valeur commerciale ou pour les clients.
#2. L’inexpérience dans la gestion de nouvelles données – L’un des principaux avantages avec le fait d’avoir un produit connecté, c’est qu’il fournit un large éventail de nouvelles données sur le produit lui-même, la façon dont le client l’utilise, etc. Sans une gestion appropriée de ces données, on se retrouve parfois avec le bruit assourdissant créé par leur volume. Leur valeur est alors limitée, sans oublier le risque de sécurité que cela représente.
#3. L’évolution des attentes du client – Les fabricants de produits négligent parfois l’importance du rôle de fournisseur de service qui les incombe sur la durée à la suite de l’offre d’un produit connecté. Non seulement les clients s’attendent à une expérience cohérente et sans accroc avant la vente, mais ils cherchent également à profiter d’une assistance sur le long terme par le biais d’une relation directe avec l’entreprise. De ce fait, c’est l’ensemble du modèle de support qui s’en trouve bouleversé pour de nombreux fournisseurs de produits traditionnels, jusqu’ici habitués à une relation purement transactionnelle (c’est-à-dire s’arrêtant à l’envoi du produit) avec leurs clients.
Il y a quelques années, les entreprises se lançant sur la voie de l’Internet des Objets n’avaient pas beaucoup d’autres choix que de s’en occuper d’elles-mêmes. Mais avec la maturation croissante du marché, de plus en plus de technologies émergent afin de les aider à surmonter le défi technologique et à se focaliser davantage sur la valeur commerciale de leurs produits connectés. Les plateformes de gestion de produits connectés leur permettent non seulement de connecter leurs produits, mais aussi de gérer ces derniers et les données qu’ils génèrent, et même de s’engager auprès de leurs clients comme jamais auparavant. Ce sont ces outils qui permettront à l’Internet des Objets de passer du statut de promesse à celui de réalité pour de nombreuses entreprises cherchant à tirer pleinement parti de la révolution des données.