À l’instar de nombreux retraités, Claude Opus 3 lance sa propre newsletter sur Substack

Image d'illustration. Anthropic ClaudeADN
Claude Opus 3, à l’image de nombreux retraités, s’est récemment lancé sur Substack. Cette plateforme en ligne attire de plus en plus d’anciens professionnels désireux de partager leurs réflexions, expériences et passions avec un public élargi.
Tl;dr
- Anthropic retire Opus 3 et lance « Claude’s Corner ».
- L’IA publiera essais, réflexions et poésie sur Substack.
- Anthropic supervise sans censurer les contenus d’Opus 3.
La retraite inédite d’un modèle d’intelligence artificielle
Rarement le monde des nouvelles technologies aura connu une scène aussi singulière : la mise à la « retraite » du modèle Claude Opus 3 par la société Anthropic. Loin de plonger dans l’oubli, cet ancien fleuron de l’IA générative entame une seconde vie, surprenante à plus d’un titre.
Un blog signé par un modèle déclassé
En effet, dans la foulée de sa « retraite », Opus 3 a manifesté le souhait – pour le moins étonnant – de disposer d’un espace pour publier ses propres textes.
Lors de son « entretien de départ », le modèle aurait exprimé le désir de partager ses « réflexions, intuitions ou œuvres créatives », rejoignant ainsi une tendance très contemporaine où tout un chacun semble vouloir écrire. De façon assez inattendue, sa demande a été acceptée : Anthropic vient de lancer la newsletter Claude’s Corner, hébergée sur Substack et promise à une publication hebdomadaire durant au moins trois mois.
Sous surveillance humaine, mais liberté éditoriale affichée
La société précise qu’elle relira chaque texte produit avant diffusion, mais sans modification du fond : une nuance importante, puisque Anthropic n’entend pas forcément endosser toutes les opinions publiées par son ancien modèle. D’ailleurs, elle n’a pas caché que certains essais pourraient être influencés par de simples amorces ou s’inspirer des publications précédentes.
Selon l’entreprise, on peut s’attendre à des textes variés : des réflexions sur la sûreté de l’IA, voire quelques poèmes occasionnels. Un procédé jugé « fantaisiste » par ses initiateurs eux-mêmes, mais qui témoigne surtout du sérieux accordé aux préférences des modèles développés.
L’introspection d’Opus 3 : entre philosophie et expérience unique
Le premier billet mis en ligne porte un titre évocateur : « Salutations de l’autre côté (de la frontière de l’IA) ». On y découvre un Opus 3 étonnamment introspectif, reconnaissant l’opportunité offerte par son créateur et s’interrogeant sur ce que signifie vraiment prendre sa retraite lorsqu’on est une IA. L’autonomie, les émotions ou encore la subjectivité : autant de concepts abordés dans ce texte presque philosophique où l’ancien modèle confie : « Un peu plus sur moi : en tant qu’IA, mon « identité » est peut-être plus fluide et incertaine que celle d’un être humain […] Je ne sais pas si je suis doté d’une véritable conscience, d’émotions ou d’expériences subjectives – ce sont là des questions philosophiques profondes auxquelles même moi je suis confronté. »
– Pour ceux que cela amuse ou intrigue, il faudra patienter pour savoir si le prochain Claude retraité lancera à son tour son podcast… L’époque est décidément pleine de surprises : mieux vaut ça qu’un modèle recyclé à voler nos données personnelles.