Nucléaire : Meta investit 6,6 GW pour ses data centers IA

Image d'illustration. Tours de refroidissement illuminéesADN
Meta multiplie les accords dans le secteur de l’énergie nucléaire, renforçant ses partenariats pour garantir un approvisionnement durable et fiable. Cette stratégie vise à soutenir la croissance de ses infrastructures tout en répondant à ses ambitions en matière d’énergie propre.
Tl;dr
- Meta investit massivement dans le nucléaire pour l’IA.
- Trois nouveaux partenariats pour fournir 6,6 GW d’ici 2035.
- Création d’emplois et développement de technologies innovantes.
Le virage nucléaire de Meta pour soutenir l’intelligence artificielle
Sur fond de croissance exponentielle de ses besoins énergétiques, Meta affiche une ambition claire : soutenir son infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle à l’aide de nouvelles sources nucléaires. Ces derniers jours, le géant des réseaux sociaux a officialisé pas moins de trois nouveaux accords avec les énergéticiens Vistra, TerraPower et Oklo. Objectif affiché : sécuriser jusqu’à 6,6 gigawatts d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2035.
Nouveaux réacteurs et technologie sodium : la carte TerraPower
L’accord noué avec TerraPower, société cofondée par Bill Gates, retient particulièrement l’attention. Il prévoit le financement et le développement de deux réacteurs capables de fournir jusqu’à 690 mégawatts, dès 2032 si tout se déroule comme prévu. Mais ce n’est pas tout : six autres installations pourraient suivre, totalisant potentiellement 2,1 gigawatts supplémentaires d’ici trois ans. Particularité technique : ces sites reposeront sur les réacteurs « Natrium », utilisant le sodium comme fluide caloporteur en lieu et place de l’eau – un choix jugé plus prometteur par certains experts.
L’apport d’Oklo et la dynamique régionale dans l’Ohio
Dans le même temps, la collaboration entre Meta et Oklo, entreprise où Sam Altman (OpenAI) détient plus de 4 % du capital, doit permettre la mise en service anticipée de plusieurs petits réacteurs modulaires dès 2030. Ici encore, les chiffres donnent le vertige : on parle déjà de 1,2 gigawatt supplémentaire. Cette expansion énergétique devrait s’accompagner selon Meta d’une création significative d’emplois, tant en phase de construction qu’en exploitation sur le territoire de l’Ohio.
Pour offrir une vision synthétique des ambitions énergétiques du groupe :
- Soutien aux sites existants via des contrats longue durée (avec Vistra).
- Lancement et financement de nouveaux réacteurs innovants (avec TerraPower).
- Diversification des partenariats stratégiques avec Oklo.
L’industrie high-tech bascule vers le nucléaire ?
Un mouvement plus global se dessine derrière cette annonce : plusieurs acteurs majeurs du numérique misent désormais sur le nucléaire pour répondre à la demande colossale générée par les data centers et projets IA. L’an dernier déjà, Meta avait signé un accord historique avec Constellation Energy. De son côté, Microsoft, autre poids lourd du secteur, s’apprête à relancer l’activité sur le site emblématique de Three Mile Island dans le cadre d’un contrat exclusif courant sur vingt ans.
Finalement, cette ruée vers la décarbonation énergétique semble s’imposer comme une tendance lourde : entre innovations technologiques et investissements colossaux, les géants du numérique entendent bien ne pas manquer ce virage stratégique.