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Les smartphones collectent beaucoup d’informations et alors !

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Les smartphones ont la capacité de collecter beaucoup d’informations depuis toujours sur leurs utilisateurs (pas que les gafa, les OS, les opérateurs, les antennes relais, le wifi, aussi les applications avec la publicité, les annonceurs, les éditeurs, parfois vos claviers (App)…) Mais à quelle fréquence nos appareils mobiles préférés partagent-ils des informations avec Google, Apple et les autres. C’est une questions difficile car rien n’est moins sure.

[Les antennes relais moins précis que l’utilisation du GPS, mais les données d’une tour d’antenne cellulaire n’épuisent pas la batterie du téléphone et n’exigent pas qu’un utilisateur installe une application. Aux US quelques pilotes existent sur l’exploitation des antennes relais et la publicité localisé sur les routes autour des centres commerciaux – Quatre des plus grands opérateurs aux États-Unis vendent les données de localisation en temps réel à une entreprise dont vous n’avez probablement jamais entendu parler auparavant, locationsmart.]

L’étude a analysé la fréquence à laquelle les téléphones Android et les iPhones envoient des informations aux serveurs de Google et d’Apple pendant 24 heures, en distinguant la quantité de données collectées en mode veille et en utilisation normale. Les résultats sont assez clairs : même lorsqu’ils ne sont pas utilisés, les téléphones Android envoient des informations à Google environ 40 fois par heure, contre seulement 4 fois les iPhones qui envoient des informations aux serveurs d’Apple. En utilisation normale, ce total passe à 90 demandes d’informations par heure pour les téléphones Android, contre 18 pour les iPhones. De manière intéressante, Google collecte même plus de données auprès des utilisateurs d’iPhone qu’Apple lui-même. Cela ne fonctionne que lorsque le téléphone est utilisé. En mode veille, les iPhones communiquent très rarement avec les serveurs de Google.

Google collecte les données utilisateur de différentes manières, Android est un catalyseur clé de la collecte de données pour Google, avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois :
– Active, l’utilisateur communiquant directement et délibérément des informations à Google, par exemple en se connectant à l’une de ses applications les plus utilisées telles que YouTube, Gmail, Search, etc.
– Passive signifie qu’une application est instrumentée pour recueillir des informations pendant son fonctionnement, éventuellement sans que l’utilisateur en ait connaissance. Les méthodes de collecte de données passives de Google proviennent de plates-formes (par exemple, Android et Chrome), d’applications (par exemple, Recherche, YouTube, Cartes), d’outils de publication (Google Analytics, AdSense) et d’annonceurs (AdMob, AdWords, par exemple).

Le géant a collecté ou déduit plus des deux tiers des informations par des moyens passifs. Google identifiE les intérêts des utilisateurs avec une grande précision. les expériences de l’étude montrent qu’un téléphone Android même en l’absence de toute interaction de l’utilisateur (avec Chrome actif en arrière-plan – 60% de l’utilisation de tous les navigateurs Internet dans le monde) communiquait des informations de localisation à Google 340 fois sur une période de 24 heures, ou en moyenne 14 communications de données par heure. En fait, les informations de localisation représentaient 35% de tous les échantillons de données envoyés à Google. En revanche, une expérience similaire a montré que sur un appareil iOS avec Safari (où ni Android ni Chrome n’étaient utilisés), Google ne pouvait collecter aucune donnée appréciable (emplacement ou autre) en l’absence d’interaction de l’utilisateur avec l’appareil.

Bien que ces résultats semblent cohérents avec la réputation de Google en tant que «data hog», la société a déjà contesté les conclusions, les qualifiant de «trompeuses» et suggérant que l’auteur avait un conflit d’intérêts entre Google et Oracle. Le fait est que le géant de la recherche a été confronté à plusieurs reprises à des critiques sur la manière dont il collecte des données dans le passé. Ce mois-ci, une enquête de l’AP a révélé que Google stocke l’emplacement des utilisateurs d’Android et d’iPhone même si les paramètres de confidentialité des utilisateurs indiquent le contraire. Sur le plan de la grandeur, les serveurs de Google communiquaient 11,6 Mo de données par jour (ou 0,35 Go / mois) avec l’appareil Android. Cette expérience suggère que même si un utilisateur n’interagit pas avec des applications clés de Google, Google peut toujours collecter des informations considérables via ses produits d’annonceurs et d’éditeurs.

Chez IOS

Lors de l’utilisation d’un appareil iOS, si un utilisateur décide de ne plus utiliser aucun produit Google (ni Android, ni Chrome, ni applications Google) et ne visite que des pages Web autres que Google, le nombre de fois où les données sont communiquées aux serveurs Google reste quand même élevé. Cette communication est dirigée uniquement par les services d’annonceurs / éditeurs. Le nombre de fois qu’un tel service Google est appelé à partir d’un appareil iOS est similaire à celui d’un appareil Android. Dans cette expérience, l’ampleur totale des données communiquées aux serveurs Google à partir d’un appareil iOS correspond à environ la moitié de celle de l’appareil Android.

En janvier 2018, iOS représentait 45% du marché total des systèmes d’exploitation mobiles aux États-Unis (Android iOS en détenait 53%)

Quand vous naviguez, ou sur une application il y a des préférences qui maintenant vous sont demandé mais ne sont pas toujours facile à trouver et encore moins facile à comprendre. Il faut avouer que personne ne dépense de l’argent dans une campagne pour expliquer 1/ les enjeux 2/ les choix 3/ ce que cela implique. Ci-dessous, l’exemple d’un site marchand sur le web mobile qui explique qu’il sera possible de déposer 22 cookies, et il vous faudra cliquer pour en savoir plus sur les règles de confidentialité et conditions d’utilisation de Google qui ont le mérite d’avoir changé mais encore beaucoup trop complexe à comprendre pour la majorité des personnes !

Il est bien entendu anormal que le smartphone travaille en envoyant des données sans notre consentement, et les entreprises devraient être sanctionné pour cela. Mais à partir du moment où vous avez compris ce que font les gafa, les OS, les opérateurs, les antennes relais, le wifi, aussi les applications avec la publicité, les annonceurs, les éditeurs, parfois vos claviers avec vos données anonymisées et que vous donnez votre consentement, où est le problème ? Mais n’oubliez pas vos données ont de la valeur, nous devrions voir des tiers (startup) prendre en charge cette négociation 🙂