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Le surf mobile chez les 15-34 ans atteint 1h24 par jour

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En octobre 2018, Mediametrie annonce que les Français ont passé en moyenne 46 minutes par jour à consulter des sites et applications depuis un mobile, soit 11 minutes supplémentaires par rapport à octobre 2017. Le temps passé à surfer sur ordinateur montre en revanche une baisse de 2 minutes.

Chez les 15-34 ans, la hausse du surf mobile est plus marquée. Ceux-ci ont consacré chaque jour 1h24 à surfer sur cet écran en octobre 2018, soit 23 minutes de plus en un an (+36%). Les 15-34 ans comptabilisent à eux seuls 43% du temps Internet sur mobile, alors qu’ils ne constituent que 24% de la population française. Le format « Applications » reste privilégié : celles-ci agrègent 91% du temps Internet sur mobile des 15-34 ans.

> 52,9 millions d’individus se sont connectés au moins une fois à Internet au cours du mois, soit 84,3 % de la population française de 2 ans et plus.
> Chaque jour, 43,3 millions d’internautes se sont connectés en moyenne à Internet, soit 68,9% de la population française.
> Rapporté à l’ensemble de la population française de 2 ans et plus, le temps passé par jour et par individu est en moyenne de 32 minutes sur ordinateur et de 46 minutes sur mobile.

Generation

Il est évident qu’il y a de plus en plus de lien très fort entre les applications qui grimpe en flèche dans le classement de l’AppStore et les nouvelles générations. Une grande majorité d’entre elles doivent leur popularité aux adolescents et aux jeunes. On se concentre souvent sur la génération Y mais la génération Z sont des personnes nées entre 1995 et 2010. Cela signifie que les personnes les plus âgées de ce segment démographique ont environ 23 ans et plus jeunes… ce ne sont que des enfants ? Mais ne les sous-estimez pas, surtout si vous êtes dans le secteur des applications. La génération Z devient le moteur depuis quelques années du marché de la téléphonie mobile.

Pourquoi la génération Z est-elle une cible importante pour les applications mobiles ? Ils sont des premiers à vouloir essayer de nouvelles choses, c’est des natifs numériques qui aiment la technologie et tout ce qui est mobile. Ils constituent le plus grand segment d’audience des médias, par exemple, il représente 26% de la population totale des États-Unis. Ils constituent le groupe dominant d’utilisateurs de smartphones (personnes âgées de 19 à 21 ans)

Facebook est l’une des applications les plus reconnues, mais les adolescents le détestent. En 2014, 25% des adolescents âgés de 13 à 17 ans ont quitté Facebook. En effet, tout ce que les adolescents publient sur Facebook a un impact sur la création de leur identité et ne souhaitent pas établir cette connexion. Ils veulent des médias qui leur permettent de partager n’importe quoi sans répercussion. Conscients de ne laisser aucune empreinte numérique (seuls 21% seraient disposés à partager des informations personnelles sur leur vie), ils privilégient les médias incognito tels que Snapchat, qui leur permet de partager en privé leurs pensées et expériences avec leurs pairs. Même si les adolescents partagent beaucoup plus de choses qu’une personne moyenne, ils protègent certaines informations du public.

Il existe des cas où les adolescents adaptent des applications populaires à leurs besoins pour renforcer leur vie privée. Prenons par exemple Instagram. Même si les adolescents ont leurs principaux comptes Instagram (appelés Rinstagrams), ils ont aussi Finstarams (également connu sous le nom de Finsta) (contraction de “fake” et “Instagram”) et du Rinsta (contraction de “real” et “Instagram”). Les comptes finaux sont configurés en plus des comptes principaux, mais restent privés. L’accès n’est accordé qu’à un petit nombre de personnes appartenant au cercle d’amis le plus proche. Là-bas, les adolescents peuvent publier leurs selfies laids, leurs photos embarrassantes, leurs histoires personnelles et tout ce qu’ils ne voudraient pas voir le public. En faite de nombreux instagrameurs mènent secrètement une double vie sur la plateforme en ayant deux comptes, l’un public et l’autre privé.

Autre exemple, Venmo est une application financière, elle permet aux utilisateurs d’envoyer des paiements entre utilisateurs. Mais Venmo a un fil d’actualité qui ressemble à un excellent réseau social, qui permet de jeter un coup d’œil sur qui dépense de l’argent ensemble et sur quoi. Les paiements comprennent des blagues hilarantes et des émojis stupides, ce qui en fait un lieu amusant et social. Cet aspect social est “une arme secrète” qui faisait de Venmo l’une des applications les plus populaires en 2017, que beaucoup d’app financière n’ont pas compris 🙂

Mobile d’abord

La Génération Z sont des natifs numériques qui ne tolèrent pas les problèmes techniques. En 2017, IBM a publié un rapport sur cette génération Z: Ce que les marques devraient savoir sur les plus jeunes consommateurs d’aujourd’hui. Ils ont interrogé plus de 15 000 personnes de la génération Z âgées de 13 à 21 ans, qui ont recueilli des informations importantes qui pourraient être cruciales pour les propriétaires d’application:

Si votre application ne répond pas aux normes de qualité les plus élevées, la Génération Z sera impardonnable et vous désinstallera sans hésiter. Le rapport d’IBM indique que 62% des adolescents n’utiliseront pas une application avec laquelle il est difficile de naviguer et 60% ne l’utiliseront pas si son chargement est lent.

Les adolescents d’aujourd’hui sont nés lorsque les smartphones étaient déjà largement utilisés. C’est pourquoi ils se déplacent de manière transparente entre les mondes physique et numérique et attendent les meilleures performances techniques. Les applications sujettes aux erreurs n’ont pas leur place dans les smartphones des adolescents.

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