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L’avenir du gaming chez Google : Stadia

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L’avenir du jeu n’est pas une boîte. C’est un endroit ! Bienvenue dans Stadia, la toute nouvelle plate-forme de jeu de Google permettant de jouer à des jeux vidéo AAA sur tous les écrans de votre vie. Voilà comment Google présente l’annonce faite hier, du lancement de Stadia le service des jeux en streaming qui se lance en moins de 5 secondes.  Sur le MWC depuis quelques années la montée du cloud gaming est bien présente, tous les constructeurs et géant des infrastructures de la 5G ont fait des démonstrations de gaming, de vidéo, de AR/VR autour du cloud accessible sur tous vos écrans !

Le cloud gaming est le game changer du marché des jeux, comme Netflix a changé le marché de la vidéo. C’est un changement pas simplement pour les joueurs mais aussi pour les développeurs. Les jeux gratuits  rapportent beaucoup plus que les copies vendues dans les stores et de la même manière, les jeux sur le cloud auront la possibilité de toucher un public beaucoup plus large

[le marché du cloud gaming devrait passer de 45 millions de dollars en 2017 à 450 millions à la fin de 2023. – Le concept de jeu dans le cloud existe depuis des décennies, mais la première mise en œuvre d’un service de jeu en nuage dédié a été lancée par G-cluster en 2004 pour le marché japonais. Les États-Unis ont connu leur premier service en 2010 avec le lancement d’OnLive. ]

Stadia diffusera les jeux sur le cloud sur les navigateurs Chrome, Chromecast et Pixel de Chrome et sera lancé courant 2019 aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Europe. Google va amplifier ce service de diffusion de jeu en utilisant YouTube et les nombreux créateurs qui créent déjà des extraits de jeu sur le service. Google a présenté aussi une nouvelle fonctionnalité sur YouTube qui vous permet d’afficher un extrait de jeu puis de cliquer sur «Lire maintenant» pour diffuser instantanément le titre.

Atout non négligeable de l’usage, Google a démontré qu’il était possible de passer d’un téléphone à une tablette, puis à une télévision, en utilisant des appareils Google. D’ailleurs la marque à lancé également une manette Stadia, objectif, favoriser la latence et au déplacement d’un jeu d’un appareil à un autre.

C’est le bon timing, l’adoption qui a été freinée par un certain nombre de facteurs, principalement la vitesse et la latence de l’Internet, ne va plus être un problème ! Les joueurs “lapsed” représentent environ 4% d’une population comprenant 1 milliard d’utilisateurs actifs (urbains) en ligne.

5G

Pour que les jeux en nuage atteignent leur plein potentiel, un nombre important de consommateurs du monde entier devront avoir accès à un abonnement 5G robuste et abordable. La technologie 5G réduira considérablement le temps de latence et augmentera la bande passante (10 à 100 fois plus de données par seconde que la 4G), ce qui est essentiel pour l’envoi de rendus haute définition et, éventuellement, 4K. Il est probable que nous serons au moins dans 10 ans au pic de la 5G, lorsque les jeux dans le cloud seront non seulement réalisables, mais aussi comparables aux expériences haut de gamme que l’on ne rencontre actuellement que sur du matériel de pointe. À ce stade, vous pourrez commencer un jeu sur votre PC uniquement pour le récupérer à tout moment sur votre smartphone et ne sentir aucune différence dans la qualité de l’expérience. L’annonce de Stadia prépare cela !

À ce stade une expérience optimale  nécessite que le périphérique d’accès se trouve à portée d’un point d’accès rapide et stable et à une portée acceptable du cluster cloud. Ainsi, à court terme, les expériences de jeu les plus premium seront toujours limitées aux lieux physiques dans les pays avec une vitesse Internet élevée (et proche des serveurs cloud) Par exemple, les serveurs Shadow sont situés à Amsterdam et Paris et desservent actuellement le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la France et la Suisse. Cependant, les joueurs vivant dans des communautés rurales peuvent préférer le matériel local au traitement à distance, car le délai de leur réseau peut être trop important pour des expériences transparentes.

[Emmanuel Freund, co-fondateur et Président de Blade, livre ses premières réactions. « Nous sommes ravis d’accueillir Google sur notre terrain de jeu favori depuis 2 ans déjà : le streaming de jeux vidéo. Comme nous, ils sont convaincus que le Cloud va révolutionner nos vies – Shadow emploie aujourd’hui près de 200 salariés répartis entre la France et les Etats-Unis.]

Partager

Google utilise également quelque chose appelé “State Share” pour permettre aux joueurs de partager facilement des moments. Vous pouvez même partager un lien exact vers une partie d’un jeu, ce qui modifie la manière dont les jeux sont partagés. Bien vue pour Google de s’appuyer sur Youtube, plus de 50 milliards d’heures de contenu de jeu ont été visionnées sur YouTube en 2018, c’est pourquoi Google permettra aux utilisateurs de Stadia de mettre en évidence, de capturer et de partager des vidéos directement sur YouTube ou même de permettre aux internautes de jouer aux côtés de créateurs.

S’appuyer sur les usages de Youtube est un énorme atout dans la bataille présent dans 88 pays en 76 langues 95% de tous les utilisateurs d’Internet – 1 milliard d’heures de contenu YouTube sont visionnées par jour :

– Nombre total d’utilisateurs actifs mensuels de YouTube (Chiffre 2018) : 1,9 milliard
– Nombre d’utilisateurs créant du contenu partagé à ce jour (Chiffre 2018) : 50 millions
– Nombre de vues YouTube sur mobile par jour (Chiffre 2018) : 500 millions

Il est aussi évident que cette plateforme va s’intégrer à Android…

Mettre les moyens

Google tire parti de son infrastructure mondiale de centres de données pour garantir que les serveurs sont aussi proches que possible des acteurs du monde entier. C’est un élément clé dans la stratégie de Stadia, car une latence plus faible est une nécessité pour diffuser efficacement les jeux sur Internet. Google indique qu’il prévoit de prendre en charge jusqu’à 4 000 à 60 ips au lancement via une connexion Internet avec une bande passante d’environ 25 Mb/s. Il prévoit de prendre en charge jusqu’à 8 000 résolutions et 120 ips à l’avenir.

Google c’est associè à AMD pour créer un GPU personnalisé pour ses centres de données. Cette puce produira 10,7 téraflops d’énergie, soit plus que les 4,2 téraflops de la PS4 Pro et les 6 téraflops de la Xbox One X. Chaque instance de Stadia sera également alimentée par un processeur personnalisé 2,7 GHz x86. avec 16 Go de RAM.

Contenu

C’est ce qui fera tout de même son succès comme pour les applications sur les stores, Google démarre de loin, mais plus de 100 studios disposent déjà de kits de développement pour Stadia et plus de 1 000 créatifs et ingénieurs travaillent déjà sur des titres qui fonctionneront avec ce service. La concurrence sera rude ! Les plateformes concurrentes Hatch, Shadow, Vortex