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La nomophobie transforme les Français en “smombies”

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6% des piétons ont déjà eu un accident les yeux rivés sur leur smartphone en marchant sur un trottoir ou en traversant un passage piéton, 10% l’ont évité de peu.

Connaissez-vous la nomophobie ? Contraction de l’expression “no mobile phone phobia”, ce terme, désigné mot de l’année en 2018, désigne “la peur ou l’inquiétude à l’idée d’être sans son téléphone portable ou de ne pouvoir l’utiliser”. Les Français, dans une étude réalisée par Ford France auprès de l’institut YouGov, ne font pas exception : à pied, en voiture ou à vélo, ils sont nombreux à quitter la route des yeux et risquer un accident pour envoyer un SMS ou bien consulter les réseaux sociaux.

Les smartphones sont partout et nous rendent tous accro : il existe même de nombreuses applications pour mesurer le temps passé devant son téléphone afin d’éviter de passer trop de temps devant ces petits écrans. Les “Smombies” (contraction de “Smartphone” et “Zombies”) envahissent les rues et les accidents dus à un manque d’attention suite à l’utilisation d’un smartphone se multiplient.

Dans cette étude, on apprend que près d’un conducteur de voiture sur deux (44%) déclare consulter son smartphone au volant. Encore plus alarmant, chez les personnes avec un enfant à charge, ce chiffre grimpe à 59%. Si majoritairement, la consultation de son smartphone se fait à l’arrêt ou à faible allure (64% aux feux rouges, 61% dans les embouteillages, 17% à faible allure en ville), ils sont tout de même près d’un tiers à le faire en roulant (24% seul sur route, 10% sur route avec régulateur de vitesse)

La consultation et l’envoi de SMS au volant est la principale raison de consulter son smartphone chez ceux qui le font (62% et même 78% chez les 35-44 ans), suivi des appels téléphoniques. Plus étonnant, ils sont 14% à reconnaître naviguer sur les réseaux sociaux en conduisant et même 7% à prendre des photos en roulant.

Les utilisateurs de vélos sont 27% à consulter leur smartphone en route et ce phénomène concerne 65% des piétons interrogés. Une pratique encore plus répondue chez les jeunes, puisque 91% des 18-34 ans le consultent en marchant sur le trottoir ou en traversant un passage piéton.

Qu’ils soient à pied, à vélo ou derrière un volant, les utilisateurs de smartphones en déplacement encourent un grand danger. D’après cette étude, 5% des conducteurs ont déjà évité un accident (d’eux-mêmes 4% ou grâce au freinage d’urgence embarqué 1%) alors qu’ils consultaient leur smartphone et 2% des interrogés n’ont pu éviter l’accident, le smartphone étant directement en cause.

Chez les cyclistes consultant leur smartphone en roulant, ils sont 14% à déclarer avoir chuté à cause de cette pratique dangereuse et près d’1 sur 5 à avoir évité de peu l’accident (21%). Des chiffres qui sont illustrés par les statistiques de la sécurité routière : un accident corporel sur 10 est lié à l’utilisation d’un téléphone portable. “Le smartphone est le seul dispositif qui cumule les quatre sources de distraction qui peuvent détourner l’attention d’un conducteur (auditive, visuelle, physique et cognitive), explique la Sécurité Routière. Écrire un message en conduisant multiplie par conséquent le risque d’accident par 23 : il oblige le conducteur à détourner les yeux de la route pendant en moyenne 5 secondes.”

Technologies “anti-smombie”

Chez Ford, plusieurs solutions et technologies ont été développées pour limiter les risques d’accident et équipent les véhicules. Il s’agit notamment des interfaces Apple CarPlay et Android Auto (qui représentent environ 99,9% des smartphones en France). Le conducteur peut s’appuyer sur la commande vocale pour écouter, dicter et envoyer des SMS en gardant les yeux sur la route et les mains sur le volant. Cela fonctionne également pour les appels, la navigation, la musique ou les podcasts.

Inauguré avec la nouvelle Focus, Co-Pilot360 est un panel technologique. Grâce à plusieurs caméra, radars et capteurs, ces aides à la conduite offre une protection accrue pour les occupants du véhicule, ainsi que son environnement. De manière autonome, le véhicule peut ainsi avertir d’un risque potentiel de collision avec un autre usager (voiture, vélo, piéton) et déclencher le freinage automatique d’urgence, alerter en cas de présence d’un véhicule à l’approche dans l’angle mort ou même corriger une mauvaise trajectoire.