Business

La 5G résout-elle de vrais problèmes ou en crée-t-elle simplement de nouveaux ?

Par le

En faite beaucoup de personne n’ont pas bien compris ce qui va se passer avec la 5G ! Les applications de la 5G vont au-delà du divertissement personnel et des autres avantages promis pour les particuliers. Son omniprésence et son instantanéité permettront à des groupes de personnes de s’engager dans des opportunités éducatives à l’autre bout du monde, des expériences scientifiques distribuées et des simulations de formation professionnelle. Les médecins peuvent pratiquer la thérapie ou la chirurgie à distance. Les enseignants, les concepteurs et les avocats peuvent travailler à domicile via un hologramme et profiter de nouvelles formes de collaboration à distance, qu’il s’agisse de faire un film ou de lancer une frappe de drone.

En bref, une connectivité améliorée promet des opérations urbaines intégrées précises et efficaces. Cependant, les avantages iront bien au-delà des zones métropolitaines, en offrant une connectivité robuste aux marchés et aux zones rurales historiquement sous-desservis qui n’ont jamais eu accès au haut débit. Nous pouvons amener la ville intelligente à la ferme, au camp de réfugiés et à l’école d’une pièce !!

[Certains analystes du secteur ont prédit le nouveau réseau pourrait générer jusqu’à 12 300 milliards de dollars de biens et services d’ici 2035 et créer 22 millions d’emplois supplémentaires aux États-Unis.]

Un professeur d’anthropologie à la New School for Social Research, Shannon Mattern, donne les raisons d’appréhender le déploiement de la 5G qui n’est pas qu’un simple réseau. Ce qui pourrait être le changement le plus perturbant sur le plan de l’infrastructure des communication d’un pays, c’est les nouveaux centres de données, des millions de stations de base, des installations en masse de la fibre qui va entraîner une nouvelle vague de ce que les anglo-saxon appelle “digital redlining”. C’est à dire la pratique de créer et de perpétuer des inégalités entre les groupes raciaux, culturels et de classe, en utilisant notamment les technologies numériques, le contenu numérique et Internet.

Voici quelques points abordés par ce professeur sur la 5G :

– La course à la 5G que Mattern décrit comme une course à l’espace du 21e siècle mais au niveau de la rue, qui est motivée par la concurrence du marché et les rivalités internationales (par exemple, la Chine et les US souhaite être le leader), mais doit-on vouloir absolument gagner ? Il y a 50 ans, Les autoroutes ont fait leur apparition proche des quartiers urbains, pour des raisons de facilité d’accès et de commodité, détruisant les villes par la même occasion. Est-ce que nous regretterons à un moment d’avoir installé des millions de cellules et de tours et de mini-centres de données dans un souci d’accès numérique et de commodité ?

– Mattern soulève des inquiétudes concernant l’irradiation et la vie privée : baigner chaque centimètre carré les territoires avec des micro-ondes pénétrantes aura-t-elle une incidence sur notre santé ? Les enquêtes sur les recherches existantes n’ont pas été concluantes, certaines d’entre elles ont été financées par des entreprises de télécommunication et plusieurs villes ont interdit les tours dans les zones résidentielles. Le professeur pense qu’une partie de cette situation est une paranoïa non fondée, mais il retiens également le point selon lequel: les habitations à proximité de centrales nucléaires et de sites de stockage de déchets dangereux, ou au milieu de canalisations en plomb, ont tendance à susciter la méfiance vis-à-vis d’autres infrastructures. Par exemple il y aura un impact sur la vie privée en tant que réseaux de capteurs et de caméras qui sera activée par le réseau.

– Le déploiement de la 5G sera lent et cette latence momentanée donne une chance de faire autrement. Avons-nous vraiment besoin de cela (le filtrage du monde par le biais de Google, l’archivage de toutes nos activités en ligne et réelles, les nouveaux risques de sécurité et les énormes dépenses énergétiques) Le CTO de Vodafone dit que nous devons commencer à penser à la 6 G maintenant. Shannon Mattern : “Peut-être que la 6 G, contrairement à ses prédécesseurs, ne sera pas le plus rapide, le plus répandue ou le plus implacable. Peut-être qu’il sera performant sur l’efficacité énergétique. où la réactivité locale. où la lenteur. où la réflexivité. où la vie privée, où l’équité, où la justice numérique. Source et suite ICI

Peut-être que 6 G adoptera une éthique numérique plus importante, qui affirmera que la technologie peut aider les individus et les communautés à être et à interagir. Cela implique un refus d’accès, de rapidité et de croissance en tant que but en soi, et de la règle hégémonique des entreprises technologiques en tant que loi naturelle. Vous pouvez regarder cette vidéo de 12 minutes (le Dr Seeta Peña Gangadharan souligne comment les gens résistent et pourquoi être un bon citoyen numérique signifie rejeter les systèmes technologiques qui nous maltraitent)