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Initiative Verimi, pour une meilleur gestion du partage de données

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Le transport autonome nécessite des communications de plus en plus rapides et automatisées. En fournissant aux utilisateurs des paramètres faciles à utiliser pour gérer leurs préférences, partager leurs données afin qu’ils puissent bénéficier de services de pointe en toute tranquillité sera plus facile. Le développement d’un tel système à grande échelle nécessite une approche collaborative. C’est armé de cette conviction que HERE a lancé une initiative intersectorielle Verimi qui permet aux consommateurs de gérer le partage de leurs données à travers plusieurs domaines d’activité dont la banque, l’administration publique ou encore l’assurance.

[Il semble que l’économie de données n’existe que pour ceux qui collecte et traite les données. Les propriétaires de données, les consommateurs qui génèrent des données en fonction de leurs comportements,se sentent souvent négligés et ne voient pas assez de retour pour exposer leurs données de localisation. Autonomiser les consommateurs et les accepter dans le cadre de l’économie de données pourrait les motiver à partager plus de données et à alimenter l’économie de données.]

HERE a réalisé une étude sur l’utilisation des données de localisation dans le but de reconsidérer la collecte et le traitement des données de localisation et ainsi encourager l’adoption de nouveaux services tel que la voiture autonome.

Cette étude, menée sur plus de 8 000 consommateurs répartis à travers 8 pays, a permis de souligner les inquiétudes du public quant au traitement des données de localisation à l’internationale mais aussi plus précisément sur la France. Aujourd’hui, les Français expriment de fortes inquiétudes à l’égard du partage de leurs données, mais sont moins enclins que le reste du monde à utiliser des paramètres qui pourraient leur donner plus de contrôle sur leur vie privée.

Quelques chiffres clefs de l’étude :
– 65% des personnes ont partagé leurs données de localisation avec une application ou un service au moins une fois.
– 76% des personnes se sentent stressées ou vulnérables face au partage des données de localisation.
– La majorité des personnes se désintéresse des fonctions de paramétrage des données de localisation.
– Moins d’1 personne sur 5 fait confiance aux lois et règlements relatifs à la protection des données de localisation.
– Moins d’1 personne sur 5 pense que la collecte des données de localisation sera utilisée à bon escient.
– En France, seulement 20 % des consommateurs estiment avoir le contrôle total de leurs données de localisation et 44 % partagent leurs données de localisation sans le vouloir.
– Seulement 17% des Français sont prêts à partager leurs données de localisation avec le gouvernement ; les compagnies de Transport (15%) ; les navigateurs Internet (15%) ; les vendeurs en ligne (14%).

Plus de transparence et un renforcement accru du contrôle de la collecte et du traitement des données pourraient redonner confiance aux consommateurs et les inciter à partager davantage. Environ 70 % des personnes interrogées accorderaient l’accès à un collecteur de données à la condition de savoir pourquoi les données de localisation sont nécessaires, à quoi elles servent et qu’elles sont protégées, stockées en toute sécurité ou systématiquement supprimées. De même, environ 70% des répondants autoriseront l’accès s’ils peuvent plus facilement modifier leurs paramètres, interdire l’accès et effacer leur historique.

La majorité des sondés est en faveur de l’utilisation des nouvelles technologies pour une meilleure gestion de ses données. Environ 63 % sont prêts à recourir à un “service de protection de la vie privée”, doté de fonction de paramétrages de protection de la vie privée, personnalisés et applicables à l’ensemble des appareils utilisés. Parallèlement, 51% confieraient la gestion de leurs données privées à un robot d’intelligence artificielle (IA).

Les services de navigation / cartes et prévisions météorologiques sont de loin les industries les plus fiables en matière de partage de données de localisation. L’industrie de la collecte de données est un facteur clé pour aider les consommateurs à décider s’ils leur font confiance et partagent leurs données de localisation. 71% des consommateurs sont susceptibles/très susceptibles de partager leurs données de localisation avec un service de navigation ou de carte.

La sécurité automobile se positionne au premier rang des avantages pour lesquels les consommateurs seraient prêts à partager leurs données. Environ 73 % des consommateurs partageront probablement leurs données de localisation pour garantir leur sécurité sur la route. Les services d’épargne ou de crédit sont également mis en avant.

Dans des scénarios plus futuristes, 72 % sont disposés à partager leurs données de localisation avec leur voiture autonome afin de définir les meilleurs itinéraires possibles. 69 % sont prêts à les partager pour permettre à un drone de retrouver une personne, un animal de compagnie ou un objet disparu.


Résultats par pays :

– La France est le pays où le “paradoxe de la protection de la vie privée” est le plus évident : les Français expriment de fortes inquiétudes à l’égard du partage de leurs données, mais sont moins enclins que le reste du monde à utiliser des paramètres qui pourraient leur donner plus de contrôle sur leur vie privée.
– La sécurité est primordiale pour les Allemands et ils partagent leurs données avec moins d’applications que la moyenne mondiale.
– Les consommateurs britanniques sont les moins anxieux et les moins restrictifs.
– Les Américains font plus confiance aux entreprises qu’au gouvernement quand il s’agit de données de localisation.
– Les consommateurs japonais sont les plus inquiets et limitent fortement l’accès à leurs données.
– Les Néerlandais valorisent à la fois les services personnalisés et les paramètres qui leur donnent un contrôle accru de leurs données.
– Les Brésiliens sont ceux qui partagent leurs données le plus aujourd’hui, surtout dans un contexte social.
– Les consommateurs australiens sont plus prudents quant au partage de leurs données de localisation et plus préoccupés du manque de transparence de certains collecteurs de données que la moyenne mondiale.