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Incroyable thérapies numériques, le logiciel comme traitement !

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Depuis le lancement de l’iPhone, on a vu très vite des applications d’abord dans le sport puis dans la santé nous permettre d’avoir de nombreuses données pour alimenter des prises de décisions, comme faire plus de sport, combien de temps en faire, comment le faire…. Et dans le même temps de nombreuses entreprises souhaitant améliorer leur rentabilité et fidéliser leurs employés se sont concentrer sur le bien-être au travail. Pourquoi ? Parce que l’amélioration de la santé et du bien-être entraîne une augmentation de la productivité, une meilleure orientation des employés et des économies en soins de santé pour l’entreprise. Plusieurs entreprises dans le monde ont donc commencé à mettre en place des programmes de bien-être afin de prévenir divers types de maladies et améliorer leur productivité.

Les maladies font rages partout dans le monde ! En 2018, le taux d’obésité aux États-Unis était d’environ 36%, c’est-à-dire touchant 118 265 752 personnes. Sur ce nombre, le taux d’obésité sévère était d’environ 6%, touchant près de 19 710 958 personnes. En France, plus de 3,3 millions de personnes sont traitées pharmacologiquement pour un diabète, soit 5 % de la population. En outre, la présence d’un grand nombre d’acteurs du marché aux États-Unis à travers des plateformes numérique, les dépenses de santé élevées, l’adoption accrue des services de gestion de la santé, l’Europe suivra probablement l’Amérique du Nord en termes de croissance du marché à l’avenir.

Il ne s’agit pas de savoir si le numérique peut aider la médecine. Le numérique peut-il être un médicament ?

Les thérapies numériques (DTx) fournissent des thérapies fondées sur des preuves et interventions auprès des patients qui sont motivées par la qualité des logiciels pour prévenir, gérer ou traiter un problème médical trouble ou maladie. Ils sont utilisés indépendamment ou en concert avec des médicaments, des appareils ou d’autres thérapies pour optimiser les soins aux patients et les résultats pour la santé.

Les applications de bien-être, qui revendiquent souvent des avantages pour la santé sont également à la hausse. Juniper s’attend à ce que plus de 870 millions d’applications de bien-être grand public soient utilisées d’ici 2024, générant plus de 5 milliards de dollars de revenus. En revanche, les applications de bien-être des employeurs atteindront 20 milliards de dollars au cours de la même période.

Juniper Research a aussi révélé que le marché des thérapies numériques (logiciels augmentant ou remplaçant les thérapies traditionnelles) allait se développer rapidement au cours des cinq prochaines années; atteignant plus de 32 milliards de dollars de revenus en 2024, contre 2,2 milliards de dollars en 2019, selon les estimations.Ce sera près de 270 millions de personnes qui vont utiliser les thérapies numériques d’ici 2024,contre 9,1 millions en 2019. Ils sont utilisés indépendamment ou de concert avec des médicaments, des appareils ou d’autres thérapies pour optimiser les soins aux patients et des résultats pour la santé.

Il existe dtxalliance.org qui est une association professionnelle mondiale à but non lucratif regroupant des entreprises de l’industrie et des parties prenantes engagés dans l’avancement des thérapies numériques. DTA existe pour élargir la compréhension, l’adoption et l’intégration de thérapies numériques validées cliniquement pour les soins de santé par le biais de l’éducation, du plaidoyer et de la recherche.

La plus grande application sur les thérapies numériques sera le diabète et la perte de poids générant plus de 19 milliards de dollars en 2024. Ce secteur, dirigé par des sociétés comme Omada, Virta Health et Welldoc, ont rapidement pris de l’avance, car les changements de mode de vie ont eu un impact plus rapide sur une maladie comme le diabète que d’autres maladies. Alors que les assureurs autour des soins de santé ouvrent la voie dans la distribution des thérapies numériques, l’étude note un vif intérêt aussi chez les employeurs. Juniper s’attend à ce que la majorité des revenus proviennent des paiements directs versés par les employeurs jusqu’en 2021 et que les intérêts en matière de santé publique se limitent à quelques marchés.

Les thérapies numériques offrent une plateforme digitale pour gérer une grande variété de maladies chroniques qui commencent à occuper la majorité des dépenses des soins de santé dans de nombreux marchés à travers le monde.

Exemples

Entre 2014 et 2016, l’utilisation des applications de santé et de remise en forme est passée de 16% à 33%

Parmi les entreprises qui développent, citons Pear Therapeutics qui possède le premier traitement avec un logiciel approuvé par la FDA pour la toxicomanie. Prescription Digital Therapeutics, ou PDT, sont des traitements de maladies basés sur un logiciel. Les PDT sont conçues pour traiter directement les maladies. Leur innocuité et leur efficacité ont été testées lors d’essais cliniques évalués par la FDA et prescrits par des fournisseurs de soins de santé. Les PDT sont conçues et testées à peu près comme les médicaments sur ordonnance traditionnels avec une distinction : au lieu d’avaler une pilule ou de prendre une injection, les patients sont traités avec un logiciel.

Akili Interactive développe un médicament numérique sur ordonnance pour les troubles du comportement. La neurosciences et le développement de jeux vidéo pour défier le statu quo de la médecine. La médecine numérique n’est pas administrée par une pilule, mais par une expérience de jeu vidéo propriétaire et captivante sur un smartphone ou une tablette. Un médicament efficace, captivant et agréable à utiliser 🙂

Proteus Digital Health est une offre de médecine numérique qui mesure l’efficacité du traitement médicamenteux et aide les médecins à améliorer les résultats cliniques. Proteus Discover est composé de capteurs pouvant être ingérés, d’un petit patch avec capteur, d’une application sur un appareil mobile et d’un portail web.

Voluntis a un produit de prescription pour gérer le diabète. Ils ont développé des thérapies digitales pour accompagner et soutenir les patients pendant la durée de leur traitement (diabète, oncologie, hémophilie…) ou de l’usage de leurs dispositifs médicaux.