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IBM lance Watson Assistant pour plus de conversation !

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IBM lance Watson Assistant, un nouveau service, une plateforme destiné aux entreprises souhaitant créer des assistants virtuels à commande vocale pour leurs propres produits. Vous voulez que les chambres de votre hôtel se souviennent des préférences d’un invité pour l’air conditionné ? Ou le tableau de bord de votre voiture pour être contrôlable via l’interface vocale ? Le message d’IBM aux entreprises est le suivant : nous pouvons vous aider à le construire.

C’est un argument intéressant, d’autant plus que les assistants vocaux tels qu’Alexa d’Amazon s’intègre dans de nombreux business. (par exemple, l’hotel Wynn à Las Vegas à installer Echo dans chaque pièce – voir la vidéo ci-dessous) Cela montre deux choses : la popularité des interfaces conversationnelles et l’avancée d’intégration de la plateforme d’Amazon. IBM pense que les entreprises devraient choisir Watson Assistant sur Alexa ou Siri pour un certain nombre de raisons : personnalisation et confidentialité.

Premièrement, Watson Assistant est un produit en marque blanche. Il n’y a pas de “OK Watson”, les entreprises peuvent ajouter leur propre style plutôt que de céder du territoire à Amazon ou Apple. Deuxièmement, les clients peuvent former leurs assistants en utilisant leurs propres ensembles de données, et IBM dit qu’il est plus facile d’ajouter des actions et des commandes pertinentes qu’avec d’autres assistants techniques. Et troisièmement, chaque intégration de Watson Assistant conserve ses données, ce qui signifie que les grandes entreprises technologiques ne mettent pas en commun les informations sur les activités des utilisateurs entre plusieurs domaines.

“Si vous commencez à faire tourner le monde entier via Alexa, c’est une énorme quantité de données et de contrôle à donner à une entreprise”, explique Bret Verenstein, vice-président d’IBM pour Watson-IoT. En regardant le scandale de Cambridge Analytica et Facebook de cette semaine, il est facile de voir les avantages de garder les données hors de portée des puissants intermédiaires. Nous ne serions pas surpris de voir la création de data-center dans les pays pour stocker les données avec des règles précisent.

IBM a déjà obtenu quelques partenariats pour Watson Assistant. L’un avec Harman, en construisant un assistant vocal pour un concept-car Maserati (qui à aussi intégré Alexa et Bixbee). Sur le MWC nous avons été en contact avec Nuance qui a développé pour Daimler l’assistant vocale de sa voiture, et leur vision sera que les constructeurs vont garder la main sur ce sujet !

Un chauffeur interagit avec Watson Assistant au sein d’un «cockpit numérique» Harman L’offre d’IBM apprend à connaître le conducteur et ses préférences personnelles pour améliorer la sécurité, la commodité et le confort à l’intérieur du véhicule.

Un autre partenaire avec l’aéroport de Munich, où Watson Assistant alimente un robot Pepper qui offre des directions aux visiteurs, et un troisième avec une entreprise de maison intelligente Chameleon Technologies, où la technologie vocale alimente son compteur domestique intelligent.

Quiconque a utilisé l’Assistant Google ou Alexa sait à quel point ces produits sont encore incohérents, alors pourquoi nous attendrions-nous à ce que les entreprises sans leur expertise fassent un meilleur travail en adaptant les services sur étagère ? Pour adopter une vision que l’on a déjà vécue dans l’économie des applications ! Il semble que les entreprises ajoutent des commandes vocales simplement pour dire qu’elles le peuvent – pas parce que c’est utile, Il faut éviter cela !

Il est à noter que la technologie sous-jacente n’est pas nouvelle non plus. Watson Assistant est créé à partir de fonctionnalités de produits IBM existants, de Watson Conversation et de Watson Virtual Agent, ainsi que des API d’analyse de langage et de conversation de la société. Ceux-ci sont déjà utilisés pour créer des chatbots, mais ils n’offrent aucun avantage particulier par rapport à ce qui est proposé par Google, Microsoft et Amazon.

IBM dit être conscient qu’il y aura des problèmes de démarrage avec l’intégration de Watson Assistant dans des produits tiers. Bret Verenstein le compare aux débuts de la conception de sites Web, alors que les entreprises étaient encore à l’étape “flashing GIF” et découvraient ce qui fonctionnait le mieux. Qu’est-ce que cela signifie quand un utilisateur dit “à un assistant ? Comment répondez-vous le mieux à cela ?. Mais, bien sûr, l’entreprise est confiante que la situation va s’améliorer. La clé est que Watson vous comprenne, se souvienne de qui vous êtes, de votre contexte et de vos besoins.

Une chose est sur il y aura bien des milliers d’assistants ! pour une voiture, une chambre d’hôtel, un magasin, une salle de conférence … – offrant aux consommateurs de nouveaux niveaux de confort pendant qu’ils vivent, travaillent et voyagent… On reviendra sur le sujet des plateformes,du cloud et comment faire le choix des entreprises pour vous accompagner.

À savoir

L’intelligence artificielle continue de s’améliorer dans des appareils comme les “haut-parleurs intelligents”, mais cela ne signifie pas que les consommateurs veulent l’acheter.

La majorité des consommateurs n’ont pas encore d’appareils et la plupart des gens n’ont aucun intérêt à les posséder, selon une étude mondiale annuelle. La propriété des appareils varie selon les pays, mais globalement, 10% des consommateurs possèdent un appareil avec de l’AI, 32% prévoient en avoir un et la plupart (58%) disent qu’ils n’ont aucun intérêt, selon l’enquête PwC 2018 Global Consumer Insights. (22 000 consommateurs dans 27 territoires à travers le monde.) Aux États-Unis, la possession de périphériques est de 16% et 25% supplémentaires prévoient d’acquérir un périphérique avec de l’AI, tel que Amazon Echo ou Google Home. Voici le niveau de propriété des 10 premiers pays, selon l’étude de PwC:

21% – Chine
19% – Vietnam
18% – Indonésie
16% – États-Unis
15% – Thaïlande
14% – Brésil
14% – France
14% – Royaume-Uni
13% – Pologne
13% – Italie