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1 mobile vendu sur 4 est un Smartphone ! 3,6 millions de Smartphones vendus en 2009

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Sur la période cumulée de janvier à mai 2010, le marché français affiche une croissance globale du marché des mobiles (Smartphones inclus) de près de +7%* en volume, soit la 3ème meilleure performance derrière l’Allemagne et l’Espagne qui rebondissent après une année 2009 en forte baisse. Cette croissance est meilleure que prévue d’une part grâce aux Smartphones dont les ventes ont été multipliées par 2,5*, et d’autres part en raison du déclin modéré des ventes de mobiles « classiques » de -9%*.

Désormais, les ventes de Smartphones représentent 24% des ventes totales depuis le début de l’année en France : seule la Grande-Bretagne devance le marché avec un part des Smartphones de 29%. GfK Retail and Technology France estime que le marché total des Smartphones en 2010 devrait atteindre 7,3 millions d’unités. 

Taux d’évolution en volume des ventes de téléphones mobiles entre Jan-Mai 2010 et Jan-Mai 2009


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Pour Matthieu Cortesse, Directeur de Clientèle Télécom chez GfK Retail and Technology, le succès du Smartphone est lié au déferlement de produits à écran tactile et aux subventions des opérateurs qui rendent les Smartphones abordables : « Les mobiles à écran tactile, Smartphones inclus, représentent près de 40%* des ventes à fin mai 2010 et la France est toujours en avance sur ses voisins européens. ». Quant aux prix de vente, les Smartphones, bien que fortement subventionnés, font augmenter l’addition : les consommateurs perçoivent la valeur ajoutée de ces produits et ils acceptent de payer plus pour un produit différent doté de fonctionnalités nouvelles.

Si le succès de l’écran tactile ne se dément pas, les modèles proposant un clavier complet type AZERTY se multiplient et pèsent 33% dans l’hexagone. « En France, l’usage des Smartphones est en train d’évoluer et de plus en plus de consommateurs veulent utiliser leur terminal pour écrire des mails et dialoguer sur les messageries instantanées, notamment chez les plus jeunes » précise Matthieu Cortesse.

L’importance du système d’exploitation et des applications disponibles

Seuls les produits dotés d’un système d’exploitation ouvert et d’une interface « évoluée » (c’est-à-dire écran tactile et/ou clavier AZERTY) sont considérés comme des Smartphones par GfK. Si le design, la marque et l’interface sont les éléments clés du succès (ou non) d’un mobile, la bataille fait rage entre les différents systèmes (ou OS). Pour François Klipfel, Directeur Général Adjoint de GfK, le fait que les fabricants de mobiles en viennent à développer leur propre système ouvert (Bada de Samsung étant le dernier né) est le signe évident que l’offre des applications constitue un véritable enjeu. « Aujourd’hui, le marché des OS est dominé par trois acteurs qui sont propres à trois marques. Apple domine mais Android est en train d’exploser et Windows Mobile a une longue expérience des produits nomades connectés, donc les positions vont être bousculées. », déclare-t-il.

L’explosion du marché des Smartphones favorise à la fois la prolifération et la diversification des contenus proposés aux possesseurs de ces appareils : « A titre d’exemple, nous avons mesuré l’offre d’applications disponibles sur l’Apple AppStore : celle-ci a augmenté de 58% de janvier à mai » constate Frédéric Patissier, Chef de Groupe Contenus Mobiles chez GfK Retail and Technology.

Les principaux contenus concernés par ce double phénomène sont les livres numériques et les jeux. Ces derniers sont les plus nombreux. Ils représentent 29% de l’offre totale (124 500 applications relevés par GfK) de l’AppStore d’Apple. Quant au développement du livre numérique, il est consécutif à la sortie de l’iPad (tablette multimédia) sur lequel les mêmes applications sont exploitables. 

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Si ces applications deviennent incontestablement des arguments de vente pour les terminaux, les revenus qu’ils sont susceptibles de générer constituent également un relais de croissance décisif. Si 30% des contenus proposés au téléchargement sont encore gratuits, tout l’enjeu réside dans la monétisation progressive de ce marché, c’est-à dire l’accroissement de la part des contenus payants dans l’offre, et bien sûr dans les ventes.