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Moins de 20% des entreprises exploitent le mobile !

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A l’heure où tout le monde fait du mobile-first le nouveau mantra marketing, il est surprenant de voir que si peu d’entreprises se sont adaptées à la révolution mobile et en mesurent à la fois les enjeux stratégiques et les difficultés d’implémentation.

Si vous prenez une vingtaine de minutes pour répondre à cette étude (questionnaire en linge Q4 2016 Global Mobile Executive Survey réservé uniquement aux marques grand public), je pourrai benchmarker votre approche mobile et vous présenter les résultats agrégés. Attention, plus que deux jours pour répondre au questionnaire qui se termine le 16/12. Les lecteurs de servicesmobiles.fr pourront accéder à un résumé des principaux résultats.

Quand j’affirme que moins d’une marque sur 5 a une approche mature du mobile, je base ces faits sur nos différentes études précédentes et sur des centaines d’interviews réalisés tout au long de l’année.

Quelques points plus précis :

· Près d’un tiers des marques interrogées reconnaissent avoir une approche desktop first et seulement adapter le contenu à la taille de l’écran, sans prendre en compte le contexte de l’utilisateur. Elles ont pourtant lancé de nombreuses applis natives et des sites en responsive web design.

· Seules 17% des marques interrogées considèrent le mobile comme un moyen de transformer l’expérience client, y compris sur le offline. C’est pourtant tout l’enjeu du mobile.

· 15% des marketers interrogés mesurent l’influence du mobile sur les ventes (hors m-commerce), 9% mesure le traffic généré en magasin et 19% suivent leurs utilisateurs mobiles sur le offline.

· Pour de nombreuses marques CPG (Consumer Packaged Goods, type Unilever, Procter etc…), le mobile ne représente qu’entre 2 et 5% du mix marketing total !

Certains acteurs aux US et en Asie sont heureusement bien plus avancés, notamment certaines chaines de restauration (des fast-foods en passant par Starbucks) ou certains retailers, mais dans l’ensemble le mobile est considéré comme un sous canal digital. C’est particulièrement vrai en Europe continentale et en France, où les marques prennent un retard important.

A l’heure ou plus de 50% du traffic Web est mobile, où l’on peut commencer à mesurer l’attribution mobile sur le offline (visite en magasin, ventes incrémentales), où l’on peut accéder à une mine d’information sur les comportements offline des utilisateurs, où le mobile active les technologies du futur (réalité virtuelle, augmentée, bots, agents intelligents et conversationnels de type Alexa, Cortana, Siri ou Google Assistant), où le mobile devient le catalyseur de la transformation numérique, il est simplement suicidaire de répéter qu’on est mobile-first et de ne… rien faire.