Disruptif

[CES 2016] Faut-il être inquiet du développement de l’intelligence artificielle ?

Par le
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cognitifAlors qu’il y a quelques jours, le patron de Facebook a décidé qu’en 2016, il va créer une intelligence artificielle  ressemblant à une sorte de Jarvis dans Iron Man dans sa maison, voici un sondage ci-dessous sur ce sujet très vaste et très controversé… Durant le CES 2016 de nombreuses entreprises et startup vont montrer leur savoir-faire dans ce domaine, il est bien de se poser la question,  faut-il être inquiet du développement de l’intelligence artificielle ?

[Nous vous encourageons à lire ce site web qui date de 2012, mais dans son ensemble très actuel pour comprendre l’AI – lafrenchmobileday du 4/02 abordera aussi le sujet]

l’Observatoire B2V des Mémoires livre les résultats d’une enquête IFOP inédite sur le sujet. Fidèle à sa vocation de laboratoire sociétal ayant pour mission d’enrichir la connaissance de la mémoire sous toutes ses formes, l’Observatoire B2V des Mémoires aborde un certain nombre d’idées reçues sur ce thème de l’Intelligence artificielle et l’essor des masses de données.

Voici ce que pensent les français de l’essor de l’intelligence artificielle et des masses de données

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L’adhésion à différentes opinions

– Le Big Data fera l’objet d’une utilisation très importante à long terme par les pouvoirs publics et les entreprises (profilage des individus, surveillance) 68% d’accord 32% pas d’accord
– Le Big Data présente des avantages à court terme pour la santé et le bien-être des individus (meilleure prévention des maladies et des risques, traitements plus adaptés, découvertes scientifiques, etc.) 67% d’accord 33% pas d’accord
– L’intelligence artificielle caractérisée par l’autonomie croissante des machines (comme les drones armés ou la voiture Google) vous inquiète 65% d’accord 35% pas d’accord

Extrait du commentaires du Bernard Stiegler, Directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation (IRI) au sein du centre Georges Pompidou, Professeur à l’université de Londres (Goldsmiths college), professeur associé à l’UTC, visiting professor de l’université de Cambridge et de l’école polytechnique de Zurich.

« L’enseignement de ce sondage est clair : la population dans son ensemble d’une part est consciente de l’importance des enjeux liés à la nouvelle intelligence artificielle qui émerge de la réticulation généralisée des terriens via les smartphones, de ses promesses potentielles, mais aussi et surtout de ses dangers.C’est assez rassurant : quand on sait que des personnalités aussi bien informées que Stephen Hawking ou William Gates ont elles-mêmes manifesté leur très grande préoccupation avec des dizaines de scientifiques de grand renom face à ce qui se met en place, il est heureux de constater que les personnes interrogées reflètent une conscience de la dimension pharmacologique du numérique (cf. La société automatique 1. L’avenir du travail, Fayard), c’est à dire le fait qu’il constitue autant un remède qu’un poison – et que dans l’immédiat, le coût toxique semble s’imposer plutôt que les dimensions curatives. »