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Famoco possède une culture entrepreneuriale Chinoise

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Chiffre 2016

La Chine est assurément un fabuleux continent pour porter des expériences sur un public de masse à travers le smartphone, c’est le pays des usages mobiles, il fut un temps, c’était le Japon, les US, c’est résolument l’Asie avec la Chine ! Un pays de la démesure avec de nombreux usages innovants dans de nombreux secteurs, l’un deux les Fintech.

Une étude de EY a examiné les taux d’adoption des technologies financières dans 20 grandes économies. Il a constaté que 69% des consommateurs chinois avaient utilisé au moins deux services fintech au cours des six derniers mois. L’Inde arrive en deuxième position avec 52% des consommateurs utilisant les technologies financières, suivie par le Royaume-Uni avec 42%. Les paiements mobiles et les transferts sont les services fintech les plus utilisés en Chine, avec 83% des consommateurs chinois effectuant des paiements ou des transferts d’argent sur leurs téléphones. Cinquante-huit pour cent des consommateurs chinois ont déclaré utiliser des plates-formes fintech pour l’épargne et les investissements, tandis que 46% ont utilisé des technologies financières pour emprunter de l’argent.

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Lors de la création de Famoco, les deux fondateurs, Lionel Baraban et Nicolas Berbigier, se trouvaient en Chine, alors qu’ils venaient de passer 4 années à la tête de Xanadu, un acteur important du voyage en ligne, fondé par M. Berbigier. Cette première expérience entrepreneuriale en Chine a été couronnée de succès. Forts de leur connaissance de la culture d’entreprise chinoise, les deux entrepreneurs ont fondé Famoco et lancé la production des terminaux de la startup française à Shenzhen, pôle d’innovation dans lequel sont produits également de nombreux smartphones et enceintes connectées.

[Famoco est une entreprise française créé en 2010. Ils ont déjà vendu plus de 300 000 terminaux à 400 clients dans 30 pays différents. La société compte 100 collaborateurs répartis dans 5 bureaux : Paris, Bruxelles, New Delhi, Singapour et Abidjan. 80% de son chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger avec des clients prestigieux : Orange, Alipay, Atalian, Keolis, etc…]

Un pays qui a révolutionné sa façon de payer

Dans un pays comme la Chine  aussi attaché à l’argent liquide, la transition des billets vers le paiement mobile a été fulgurante. Alors qu’en 2010 près de deux tiers des transactions s’effectuaient encore à l’aide du paiement en cash, il ne devrait plus représenter que 30% des transactions d’ici 2020. Tandis que dans le même temps, le paiement mobile a progressé de 180 % en Chine en 2017, pour atteindre près de 100 000 milliards de yuans.

Ce type de transactions s’effectue principalement via deux plates-formes développées par Alipay (870 millions d’utilisateurs actifs, dont 600 millions en Chine et 270 millions dans le reste du monde.) et Wechat pay. Leurs deux outils fonctionnent avec le principe du QR code. C’est un type de code barre en deux dimensions que le commerçant doit scanner sur le téléphone du client afin que ce dernier puisse régler ses achats. Cette technologie qui demande une sécurisation maximale des paiements a été importée par Famoco en France et en Europe.

En effet, en partenariat avec la Banque Edel, les deux millions de touristes chinois qui viennent en France chaque année ont la possibilité de payer via Alipay en yuan sur le territoire français. Les commerçants, équipés de terminaux Famoco, scannent les QR codes des clients, leur évitant ainsi de devoir sortir de l’argent liquide et de subir des taux de change. Ce même principe a été développé avec WeChat Pay notamment dans les boutiques de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.