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Bienvenue dans la jungle des APIs ! 2/2

Par le
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Voici la suite du post "Bienvenue dans la jungle des APIs ! 1/2" par Martin Duval, CEO de Bluenove

Mais revenons au lien entre les Apps et les APIs

Les applications ne sont elles finalement pas que des canaux ? Pour assurer leur promotion, on peut raisonnablement parier que les grandes marques créeront à l’avenir elles aussi leurs propres APIs, avec d’ailleurs un retour sur investissement plus évident à démontrer que par celui de statistiques sur le téléchargement ou l’utilisation d’une App. 

Les marques pourraient créer des APIs pour accroître la portée de leurs services. Voici quelques exemples pour des marques connues. Nike pourrait créer une API « Just Size It » qui donne la pointure de chaussure parfaite en prenant en photo son pied. Evian pourrait créer une API d’hydratation qui calcule la quantité d’eau que l’utilisateur a besoin de boire par jour et lui rappelle de le faire. Le caviste Nicolas pourrait créer une API qui permet de trouver et laisser des recommandations sur le vin qu’il vend. Comment feraient ces entreprises pour s’assurer de la diffusion de leur API, et donc de la promotion de leur marque ? Ce sont les développeurs qui se chargeront de la rendre accessible sur de multiples interfaces, en trouvant par eux-mêmes les moyens de leur rétribution. Il serait bien sûr possible de développer des applications dédiées, mais le choix de mettre à disposition une API permet d’augmenter de manière exponentielle la portée de la promotion de la marque. Beaucoup de responsables marketing actuels sont parfois victimes du syndrome du « gadget» : ils suivent la tendance en glissant le dernier truc à la mode dans leurs plans marketing. Une année c’est ‘la page Facebook’, l’autre année c’est ‘l’application mobile’. Mais dans une stratégie de marketing et d’innovation pérenne, la meilleure réponse pour une marque pourrait bien ne pas être une application, mais une API.

Autre tendance à prendre en compte dans l’augmentation du nombre d’APIs, l’Open Data. L’ouverture de donnés publiques par les administrations est en marche (EtaLab prépare l’ouverture du portail Data.gouv.fr pour fin 2011) et des villes comme Rennes, Paris, Montpellier proposent déjà des jeux de données dont certains sous forme d’APIs. Ces concepts arrivent aussi dans le monde de l’entreprise comme le montre l’initiative de bluenove d’un Livre Blanc sur « L’Open Data ; quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » soutenu par des partenaires comme SNCF, le groupe LaPoste, SUEZ environnement et Groupe Poult. Là aussi, les administrations, les collectivités locales, les grandes entreprises devront apprendre à intéresser, mobiliser, animer une communauté de développeurs, mais aussi d’entrepreneurs, chercheurs, étudiants, d’autres entreprises partenaires à s’interfacer à leurs données ouvertes pour booster leur capacité à innover.

D’un côté les grandes plateformes continuent inexorablement de s’ouvrir afin que la créativité des développeurs rende certaines fonctionnalités accessibles au plus grand nombre. De l’autre, les développeurs chercheront non seulement inventer de nouvelles application mais devront aussi s’appuyer sur un nombre croissant d’APIs disponibles et des compétences nouvelles pour les identifier, les sélectionner, les intégrer et contribuer à les améliorer voire en solliciter de nouvelles.

De nouveaux types de besoins, de services voire de métiers sont en train de voir le jour pour soutenir ces dynamiques de collaboration et d’innovation entre les acteurs de ces écosystèmes extrêmement dynamiques au sein duquel les développeurs ont un rôle fondamental à jouer.